Lettres d’exil. Autour des "Tristes" et des "Pontiques" d’Ovide

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Lettres d'exil. Autour des "Tristes" et des "Pontiques" d'Ovide

Nice, 7 et 8 mars 2019

Appel à contributions
Date limite : 30 janvier 2019


« Exulis haec vox est… » Les Tristes et les Pontiques ont inauguré une longue tradition de lettres d'exil : Ovide, banni sur les bords de la mer Noire, aux confins du monde alors balisé comme le domaine de la civilisation, garde par ses lettres le contact avec ses amis, son épouse, Rome en un mot, son inspiration et son public.
« Petit livre » (Tristia, I, 1) destiné à voyager sans son auteur, assigné à résidence, l'ensemble des "Tristes" et des "Pontiques" a touché un large public. Un premier volet de la recherche portera sur l'œuvre même.
Le texte est accessible au lecteur français, après les traductions classiques (dont celles de Jean Binard en 1625, J.-M. de Kervillars en 1723, A.-B. Vernadé en 1834, N.M. Caresme en 1836, D. Nisard en 1838, E. Ripert, J. André, C. Labre, D. Robert) par la dernière adaptation en date, celle de Marie Darrieussecq, qui a donné de ces lettres d'exil un volume librement adapté, sous le titre "Tristes Pontiques" (2008). « Ces mots écrits sur des supports fragiles ont traversé des mers, franchi des montagnes, pris des chemins à peine tracés, vers Rome où ils ont été lus, appris, recopiés puis recopiés encore, de siècle en siècle jusqu'à croiser l'invention de Gutenberg. » (P.O.L., p. 18). On pourra ainsi comparer les différentes traductions de l'œuvre.

Il s'agira aussi de voir dans ces lettres les premières fondations d'un genre qui sera largement illustré ensuite au cours du temps : depuis l'Antiquité (avec Ausone et Rutilius Namatianus par exemple) et le Moyen-Âge, jusqu'à la période moderne, avec des écrivains Du Bellay par exemple, mais aussi comme Cesare Pavese), mais dont la spécificité reste bien sûr à étudier plus avant.
Enfin, l'histoire de l'exil d'Ovide, en lui-même, a suscité des réécritures, un peu sur le modèle des "Mémoires d'Hadrien" : comme "Dieu est né en exil. Journal d'Ovide à Tomes" du Roumain Vintila Horia (1960) ; et l'histoire de son œuvre a été évoquée dans "Die letzte Welt" par Christoph Ransmayr en 1988, jusqu'au tout récent ouvrage au titre explicite : "L'exil d'Ovide" de Salim Bachi (2018). On peut également penser à sa surprenante faveur sous le pinceau de Delacroix ("Ovide chez les Scythes", 1859), ou à d'autres formes de réécriture.
La journée d'études, qui aura lieu à Nice les jeudi 7 et vendredi 8 mars 2019, se proposera ainsi plusieurs pistes d'analyse sur les "Tristes" et les "Pontiques", leur réception et leur devenir.
L'organisation du colloque prendra en charge les frais de séjour, dans la mesure de son budget et selon des modalités qui seront précisées ultérieurement. Les frais de transport resteront à la charge des participants.

Les propositions sont à adresser conjointement pour le 30 janvier 2019 à :
odile.gannier[at]univ-cotedazur.fr et giampiero.scafoglio[at]univ-cotedazur.fr

Comité d'organisation : Oriane Demerliac, Odile Gannier, Giampiero Scafoglio

Lieu de la manifestation : Université Côte d'Azur, Nice
Organisation : Odile Gannier & Giampiero Scafoglio
Contact : odile.gannier[at]univ-cotedazur.fr, Giampiero.Scafoglio[at]univ-cotedazur.fr

 

 

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