Notarum figura: l'écriture musicale et le monde des signes au IXe siècle

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Notarum figura: l'écriture musicale et le monde des signes au IXe siècle

Appel à contributions
Date limite : 31 octobre 2010

 

Atelier – Auxerre, Centre d'Etudes Médiévales, 16-17 juin 2011

Quand l'auteur (ou les auteurs) du traité De musica disciplina employèrent l'expression notarum figura pour parler de l'écriture musicale au milieu du 9e siècle, il a placé la notation dans le domaine d'une pluralité de marques écrites qui étaient aussi nommées notae : les signes prosodiques, les signes de ponctuation, parmi plusieurs autres. En faisant appel au mot figura dans la même expression – et aussi à forma – le champ a été élargi davantage et l'écriture musicale a ainsi été potentiellement rapprochée de tout le domaine des formes devenues visibles.

Ces rapports ont été fréquemment reconnus par les spécialistes, mais ils ont aussi donné naissance à des explications problématiques – par exemple, les théories sur l'origine de la notation neumatique qui ont fait l'hypothèse d'une dépendance stricte de la notation vis-à-vis d'autres sortes de notae comme les accents ou les signes de ponctuation. Le défi est celui de rendre compte des rapports sans simplement réduire l'écriture musicale à d'autres notae et/ou figurae.

Le propos de cet atelier est d'investiguer ces rapports (dialectiques) dans le corpus le plus ancien de l'écriture musicale en Occident, les sources notées du 9e et du début du 10e siècle, ainsi que dans les textes et les images contemporains qui puissent aider à les expliquer. L'écriture musicale sera conçue comme étant en rapport à ce qu'on pourrait nommer « le monde des signes » au 9e et au début du 10e siècle, l'ensemble des différentes marques visuelles qui gagnent sens dans le rapport qu'elles entretiennent les unes avec les autres dans le cadre d'une compréhension spécifique et historique de ce qui est un signe (qu'il s'agisse de l'ensemble plus restreint des notae ou du champ encore plus large des figurae).

Les différentes questions qui pourraient donner lieu à des communications concernent : la terminologie de l'écriture musicale et ses présupposés philosophiques ; la première écriture musicale et les théories modernes du signe ; l'évolution comparée de l'écriture musicale et d'autres systèmes de signes ; l'écriture musicale et les débats carolingiens sur l'image ; l'interaction entre l'écriture musicale et les autres marques visuelles dans des manuscrits précis ; l'écriture musicale et l'ornementalité calligraphique ; l'écriture musicale, la sélection et la mise en ordre des données, entre autres.
Les propositions de communication doivent être adressées à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. avant le 31 octobre 2010.

Elles doivent avoir de 1200 à 1500 signes (espaces compris) et contenir le nom de l'auteur, son appartenance institutionnelle et son adresse électronique. Le comité scientifique lira les propositions et donnera une réponse dans le mois qui suit. Chaque auteur aura 40 minutes pour parler et la version finale des communications doit être rendue un mois avant l'atelier pour que les autres participants puissent les lire. Les communications peuvent être présentées dans les langues suivantes: anglais, français, allemand, italien et espagnol. Il n'y a pas des frais d'inscription et le Centre d'Etudes Médiévales prendra en charge l'hébergement et les repas des participants.

Organisation:

* Eduardo Henrik Aubert (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris)

Comité scientifique :

* Marie-Noël Colette (École Pratique des Hautes Études, Paris)
* David Ganz (King's College, Londres),
* Herbert L. Kessler (Johns Hopkins University, Baltimore MD),
* Susan K. Rankin (Cambridge University)

 

Source : Calenda

 

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