Figurines en contexte : iconographie et fonction(s)

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Figurines en contexte : iconographie et fonction(s)

XXXVe Symposium International Halma-Ipel, 7-8 décembre 2011

Appel à contributions
Date limite : 15 août 2010

 

Face au regain d'intérêt depuis quelques années pour les questions d'identification et d'interprétation des images illustrées par les figurines et les protomés en terre cuite, il s'avère utile de dresser un premier état de la recherche dans ce domaine et d'engager une discussion plus approfondie, à la lumière des études récentes ou en cours, autour des problèmes que peut poser la lecture de telles images. La réflexion portera exclusivement sur des ensembles de figurines au contexte bien connu, le terme « contexte » étant considéré ici à la fois comme le lieu de découverte (sanctuaire, tombe, habitation, etc…) et comme le répertoire, votif ou funéraire, dont ces figurines relèvent et dans lequel elles prennent tout leur sens. Si les représentations anthropomorphes dominent très nettement dans le répertoire coroplathique et occupent de ce fait une place importante dans la recherche actuelle, on ne négligera pas pour autant les autres thèmes iconographiques, tels que les animaux, les pièces de mobilier (par exemple les baignoires, si significatives, ou encore les balançoires, les lits, etc…), les reliefs, les maquettes architecturales dont la présence, notamment dans les sanctuaires de certaines divinités, peut être riche de renseignements sur les rituels, les dédicant(e)s, et la personnalité de la divinité récipiendaire. On ne se fixera ni limite chronologique, ni limite géographique, dans la mesure où ces figurines apparaissent en très grand nombre pendant toute l'antiquité dans toutes les régions du bassin méditerranéen antique. L'objectif d'un tel élargissement est de pouvoir réunir un ensemble de données fiables qui permettent de mieux cerner les circonstances de l'utilisation des figurines de terre cuite, afin d'appréhender de façon plus pertinente les problématiques liées à l'interprétation des images qu'elles représentent.

THEMES DU SYMPOSIUM
1 - Problèmes de lecture et d'interprétation des images en terre cuite

Il s'agira essentiellement de s'intéresser aux types iconographiques qui posent encore aujourd'hui de réels problèmes de lecture et qui sont souvent interprétés de manière variable selon les spécialistes. C'est le cas en particulier de nombreuses représentations humaines génériques, avec des attributs/offrandes, un attribut/compagnon, une gestuelle ou encore un vêtement non identifiants, tantôt considérées comme des divinités, tantôt comme des mortel(le)s (korai, kouroi, banqueteurs, nains, dames assises, protomés, kourotrophes, « poupées » nues assises……). Mais au-delà de la différenciation entre mortels et divinités, se posent également des problèmes de compréhension de l'image et de son utilisation dans tel ou tel contexte. Qui sont vraiment ces simples mortel(le)s ? Quels sont les indices qui permettent de les identifier et de définir leur statut social, leur âge, leur fonction ? Et surtout pour quelles raisons leur image a-t-elle été utilisée dans une tombe, un sanctuaire, une pièce d'habitation ? On pourra aussi s'interroger sur la signification d'autres catégories d'images (bestiaire fantastique et réel, génies et démons, pièces de mobilier, poupées articulées, maquettes…) dont la présence en contextes votifs ou funéraires n'est pas toujours bien comprise. Ces types seront systématiquement replacés dans leur contexte et non pas étudiés d'un point de vue strictement formel. On pourra par exemple étudier un même type iconographique dans différents contextes (votifs, funéraires ou profanes), dans plusieurs sanctuaires d'une même divinité ou dans des sanctuaires de divinités différentes, dans des contextes d'une seule ou de plusieurs régions, selon différentes périodes. A partir des données réunies, on espère pouvoir apporter quelques réponses à de nombreuses questions. Que supposent, sur de nombreux sites, la présence en grande quantité ou inversement l'absence quasi ou totale de certains types iconographiques ? Pourquoi les mêmes types peuvent-ils se rencontrer dans des contextes archéologiques très différents ? La signification d'un type change-t-elle selon le contexte, la divinité récipiendaire, le statut, le sexe et l'âge du dédicant ou du défunt auprès de qui il est déposé ? La signification du type change-t-elle aussi dans le temps ? Ou une interprétation unique, quels que soient le contexte, le lieu et la date, est-elle possible ?

2 - Figurines en contexte votif

Depuis ces dernières années, la recherche a bien en évidence l'importance des figurines en terre cuite dans le mobilier archéologique retrouvé dans les sanctuaires de divinités féminines et de divinités courotrophes, que celles-ci d'ailleurs soient féminines ou masculines. Il semble donc que la déposition dans ces contextes votifs de telles images doive être mise en rapport avec les prérogatives de la divinité récipiendaire et les rituels qu'elle supervisait et auxquels participaient certaines catégories de fidèles. Il s'agira donc de s'interroger sur la place des divers types d'offrandes en terre cuite dans le mobilier archéologique, sur la signification des images dont ces types sont les supports, et sur les informations que ces images peuvent nous transmettre non seulement sur les dédicant(e)s par qui ou pour qui elles ont été apportées dans le sanctuaire, sur la nature des rituels (de fécondité, de passage et d'intégration, etc…) pendant lesquels elles sont utilisées, ainsi que sur la personnalité et les rôles de la divinité honorée. On pourra également se demander si le répertoire iconographique permet l'identification d'une divinité, lorsque le nom de cette dernière n'est pas connu par les sources textuelles.

3 - Figurines en contexte funéraire

La réflexion pourra logiquement être étendue aux contextes funéraires. On abordera le problème du rapport entre les images et les défunts, en essayant de voir quelles informations les premières peuvent nous apporter sur les seconds (genre, âge, sexe, statut social). Les études récentes tendent à montrer qu'en contextes funéraires, les figurines étaient le plus souvent, mais pas exclusivement, une offrande destinée aux êtres immatures (bébés, enfants, jeunes jusqu'au mariage). On a également souvent constaté que les types iconographiques offerts aux morts sont les mêmes que ceux que l'on rencontre le plus fréquemment dans les sanctuaires de divinités courotrophes et dispensatrices de fécondité. Quelles sont donc les raisons de la présence des mêmes types dans des contextes aussi différents ? Quelles sont les circonstances de la déposition de ces objets de terre cuite dans les sanctuaires et pourquoi les retrouve-t-on aussi dans les tombes d'individus jeunes ? Les terres cuites pourraient-elles jouer le rôle de substituts ? Peuvent-elles être interprétées comme des marqueurs de ce que les défunts auraient dû obtenir, du statut auquel ils auraient dû accéder, si une mort précoce ne les en avait pas privés ? Les recherches récentes tendent en effet à mettre en relation la présence de terres cuites dans les tombes avec les rites de passage et d'intégration, et surtout le mariage : le jeune recevait-il dans la mort ce qu'il n'avait pu obtenir dans la vie ?

4 - Figurines en contexte profane

Quant aux trouvailles faites dans les contextes profanes, en particulier les maisons, leur interprétation reste tout aussi problématique : s'agit-il de simples objets décoratifs sans signification particulière, d'offrandes consacrées dans le cadre de cultes domestiques, de jouets ou encore d'objets à fonctions apotropaïque ? Autant de questions auxquelles on espère pouvoir apporter quelques éléments de réponse pendant ce symposium.


PROPOSITION DE COMMUNICATION
Le titre de la communication et un résumé de 300 mots maximum seront envoyés, au plus tard pour le 15 août 2010, à stephanie.huysecom-haxhi@univ-lille3, au format word (Résumé.Nom.doc), accompagnés des informations suivantes :
Nom
Prénom
Fonction
Université/Centre de recherche/Institut
Adresse
Téléphone/Fax
e-mail

Seules 22 communications seront sélectionnées pour ces deux journées de symposium. Il n'y aura pas de posters. Les propositions seront évaluées par le comité scientifique en fonction de leur originalité et de leur pertinence par rapport aux thématiques du symposium.
La présentation orale ne dépassera pas 20 minutes. Les langues officielles du symposium seront le Français, l'Allemand, l'Anglais et l'Italien. D'autre part, nous attirons votre attention sur le fait que les frais de déplacement sont à la charge des centres de recherche des intervenants. Des demandes spécifiques pourront toutefois être examinées par le comité d'organisation, en fonction des subventions obtenues.

Lieu de la manifestation : Université Lille 3
Organisation : Stéphanie Huysecom-Haxhi, Arthur Muller
Contact : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Source : Groupe de Recherche sur la Coroplathie Antique (GReCA)

 

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