« L'ombre dans l'oeuvre ». La critique dans l'oeuvre littéraire

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« L'ombre dans l'oeuvre ». La critique dans l'oeuvre littéraire

Appel à contributions
Date limite : 15 mars 2011

 

Colloque organisé à Rouen les 14 et 15 décembre 2011 par le CEREdI –Centre d'Étude et de Recherche « Éditer-Interpréter » de l'Université de ROUEN

Un ouvrage collectif dirigé par Michel Zink, L'oeuvre et son ombre (De Fallois, 2002), éclairait les relations de l'oeuvre et de la critique, littérature « secondaire ». L'objectif majeur du colloque est d'examiner cette fois la place et le rôle des discours critiques lorsqu'ils se trouvent insérés dans l'oeuvre littéraire même.

Le colloque s'attachera notamment aux discours critiques internes, produits par l'auteur lui-même, soit qu'il les insère dès la première édition de son oeuvre, soit qu'il adopte une posture critique en fonction des critiques venues de lecteurs, autorisés ou non (critique « officielle », « professionnelle », lecteurs « sans autorité », etc.).


Ce discours critique interne à l'oeuvre peut être premier, s'offrant comme une modalité d'accès à l'oeuvre et une anticipation de sa réception. L'étude des « seuils » (discours préfaciels, etc.) étant aujourd'hui largement menée, la réflexion demeurera centrée sur l'inscription du discours critique dans l'oeuvre elle-même plutôt qu'à ses marges.

Ce discours critique peut être aussi second, en ce qu'il constitue alors une réponse de l'auteur, dans l'oeuvre, à une critique externe : s'offrent alors à l'examen les modalités de la citation des discours critiques externes, les formes de l'argumentation (plaidoyer pro domo, ironie, appui sur les autorités, etc.), les effets explicites de la critique externe sur l'oeuvre (corrections, réécriture, etc.). Dans ces deux cas, l'étude de la bibliographie matérielle et des formes concrètes de l'inscription critique sera bienvenue.

Une troisième forme de la critique dans l'oeuvre consiste dans le brouillage des frontières, quand la réflexion critique se mêle intimement à la fiction ou au lyrisme, et qu'elle offre ainsi une forme de dialogisme interne entre oeuvre et critique, voire une indétermination féconde : critique dans l'oeuvre, ou oeuvre critique ? De Montaigne à Valéry, d'Augustin à Derrida en passant par Boileau ou Diderot, nombreux sont les textes qui relèvent d'une écriture de la pensée critique autant que d'une pensée critique de l'écriture.

Les propositions (une page maximum) sont à faire parvenir avant le 15 mars 2011 à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Comité scientifique : Mmes Florence Bouchet (Toulouse), Marie-Albane Watine (Nice); MM. Bruno Clément (Paris-VIII), (Marc Escola, Paris VIII), Jean-Louis Jeannelle (Paris-IV), Bruno Méniel (Rennes-II), Daniel Mortier (Rouen).

Comité d'organisation : Mmes Marianne Bouchardon, Myriam Dufour-Maître, M. Gérard Milhe-Poutingon.

 

 

Source : Fabula

 

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