Science et exégèse

Envoyer Imprimer

Science et exégèse

Les interprétations antiques et médiévales du récit biblique de la création des éléments
(Genèse 1, 1-8)

Colloque international à l'université Paul-Valéry Montpellier III
Mercredi 3-vendredi 5 avril 2013

Appel à contributions
Date limite : 31 janvier 2012

 


Si c'est seulement aux huit premiers versets de la Genèse que nous nous attachons, c'est qu'ils forment un tout, par la densité même des images sur lesquelles s'est exercée une exégèse scientifique, philosophico-théologique et spirituelle pour élaborer une métaphysique et une spiritualité de la création. Comment cette spéculation se dégage-t-elle des images bibliques construites par couples d'opposés – ciel / terre, lumière / ténèbres, eaux d'en haut / eaux d'en bas ?
Ce début parle de la création. Commencement du monde, principe divin du monde, affirmation d'une toute-puissance en action. Mais du texte hébreu à ses versions grecques et latines, ce texte fondateur pose de nombreuses difficultés de vocabulaire et d'interprétation, difficultés auxquelles se sont confrontés les exégètes du monde antique et médiéval. Que ce soit dans la littérature exégétique, encyclopédique, poétique, voire dans les représentations figurées, l'articulation de l'exégèse n'est pas univoque, mais dépend des langages, littéraires ou artistiques, adoptés tout autant que des objectifs poursuivis. On assiste à la mise en œuvre d'une culture diversifiée dans des réalisations très variées, mais cette diversification par les buts et les moyens recoupe, le plus souvent au moins, une non-diversification dans l'interprétation qui est au moins tendanciellement d'ordre spirituel. Réciproquement, la perspective spirituelle ne se sépare pas de la mobilisation d'un certain nombre de connaissances : dans le déchiffrement du monde, les différents savoirs constituent autant de degrés qui mènent à Dieu, comme dans la philosophie platonicienne dont les commentaires au Timée ont été volontiers convoqués dans l'exégèse de la cosmogonie biblique.

Il est d'autres questions, d'ordre plus spécifiquement « littéraire ». Comment les exégètes antiques ou médiévaux ont-ils abordé ce récit de la Création ? Quelle(s) logique(s) du texte sacré ont-ils dégagée(s) au fil du temps ? Comment s'expriment les idées de création, de principe, de terre, de ciel, etc. ? Comment problèmes et réponses évoluent-ils à travers les commentaires hébreux, grecs et latins, les commentaires en langue vernaculaire ou même dans d'autres genres que l'exégèse à proprement parler (iconographie, liturgie, commentaires philosophiques, encyclopédies…) ? À l'étude du substrat scientifico-philosophique doit s'ajouter, pour être complet, celle de la mise en forme du texte.
Nous serions très honorés si vous acceptiez de participer à cette manifestation. Dans cette hypothèse, nous vous saurions gré d’envoyer au plus tard le 31 janvier 2012 le titre – même provisoire – de votre communication et une brève présentation de la thématique que vous souhaitez aborder.

Comité scientifique (par ordre alphabétique) :
Béatrice Bakhouche (Montpellier III), Jean-François Cottier (Paris VII), Paul Mattéi (Lyon), Jean Meyers (Montpellier III), Sumi Shimahara (Paris IV).

Contact :
Béatrice BAKHOUCHE
Professeur de langue et littérature latines
Université Paul-Valéry Montpellier III
route de Mende
34199 MONTPELLIER Cedex 5
beatrice.bakhouche[at]univ-montp3.fr

 

 

 

 

Inscription à la lettre d'informations



Recevoir du HTML ?

Identification