Melpomène dans tous ses états. Le tragique hors de la tragédie dans la littérature latine

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Appel à communication 

Journée Jeunes Chercheurs

organisée par Laurie Lefebvre et Robin Glinatsis,

Laboratoire HALMA-IPEL, UMR 8164 (CNRS, Lille 3, MCC) Université Charles-de-Gaulle Lille III

20 et 21 juin 2008

Melpomène dans tous ses états.

Le tragique hors de la tragédie dans la littérature latine.  

 

    Pour les lecteurs modernes, la tragédie latine accuse d’importantes lacunes ; nous ne possédons en effet que quelques fragments des tragédies de l’époque républicaine et il faudra attendre le milieu du Ier siècle de notre ère pour que Sénèque livre ses pièces, les seules à nous avoir été transmises dans leur intégralité.

    Si la tragédie au sens générique du terme est ainsi peu représentée dans l’éventail des œuvres latines qui nous sont parvenues, le tragique, conçu comme tonalité et mode discursif spécifiques mobilisant des procédés particuliers, apparaît au contraire, parfois de manière significative, dans de nombreux écrits de la littérature latine relevant de genres divers, telles l’épopée, l’élégie, la poésie lyrique, l’historiographie, la rhétorique ou même la comédie.
Ce constat nous invite à interroger le tragique romain tel qu’il s’exprime en dehors du champ de la tragédie stricto sensu. Quels sont les marqueurs (vocables, figures, allusions à des épisodes mythologiques…) qui signalent l’incursion du tragique au sein d’un cadre générique qui n’est initialement pas le sien ? Ces marqueurs sont-ils fixes et immuables ou sujets à travestissements, voire à remodelages en fonction du genre qui les accueille ? À quelles stratégies énonciatives correspondent de telles incursions ?

     Nous souhaiterions également, dans une perspective diachronique, poser le problème des liens avec les modèles de la tragédie grecque. Comment les auteurs latins qui ont choisi d’instiller du tragique dans leurs œuvres se positionnent-ils par rapport à ces modèles ? Les respectent-ils toujours scrupuleusement ou tendent-ils au contraire à s’en écarter afin de faire valoir de nouvelles représentations du tragique, typiquement romaines ? Les tragédies sénéquiennes feront à ce titre office de textes « témoins » à la lumière desquels pourra être examiné le tragique tel qu’il se manifeste dans d’autres genres littéraires.

     Diverses pistes de réflexion peuvent ainsi être envisagées : caractérisation du dialogue entre les genres que la présence du tragique instaure ; examen du traitement réservé à certaines situations ou à certains personnages tragiques traditionnels lorsqu’ils sont transposés hors de la tragédie ; réflexion autour des genres accueillant ces transpositions ; interrogation sur le rapport Grèce / Rome. L’iconographie pourra apporter sur ces divers points des éclairages particulièrement intéressants.
   

     Le temps imparti à chaque intervenant sera de 25 minutes, afin qu’une place suffisante soit accordée à la discussion. Ces journées d’études donneront lieu à une publication électronique sur le site d’Halma-Ipel.

Pour toute participation, nous vous prions de nous faire parvenir avant le 15 février 2008 le titre provisoire de l’intervention ainsi qu’un résumé d’une demi-page environ comprenant un exposé de la problématique de recherche, à l’une des adresses suivantes :

l-lefebvre(at)wanadoo.fr ou robin.glinatsis(at)wanadoo.fr.


      Les organisateurs tiennent à rappeler que le programme des interventions est déjà bien avancé et qu’en conséquence ne sera retenu qu’un nombre restreint de propositions.

 

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