J. Fournier, Entre tutelle romaine et autonomie civique

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Julien Fournier, Entre tutelle romaine et autonomie civique. L'administration judiciaire dans les provinces hellénophones de l'Empire romain (129 av. J.-C. - 235 apr. J.-C.), Athènes, 2010.

Éditeur : Ecole Française d'Athènes
Collection : Bibliothèque des écoles françaises d'Athènes et de Rome Fasc. 341
IV-693 pages
ISBN : 978-2-86958-212-5
70 €

Conséquence inévitable de la conquête du monde hellénistique par Rome, la provincialisation de la Macédoine, de l'Asie, puis de l'Achaïe, eut pour effet d'instaurer dans ces contrées la présence permanente d'une autorité supérieure, assortie du développement d'une administration calquée sur le modèle romain. Loin de détruire les institutions civiques locales, cette autorité s'appuya sur elles. Dans le domaine judiciaire, l'étude croisée des sources épigraphiques, littéraires et juridiques, depuis la fin du IIe s. av. J.-C. jusqu'au milieu du IIIe s. apr. J.-C., met en évidence l'instauration, puis le développement d'un édifice complexe, superposant les éléments de droit et de procédure grecs et romains. Tandis que la juridiction provinciale s'organisait autour de la figure centrale du gouverneur, les cités conservaient des institutions judiciaires héritées pour la plupart de l'époque hellénistique, même si la participation populaire tendit à décliner au profit d'organes élitaires. Cette cohabitation imposa, sous la République, puis sous le Principat, la définition de critères du partage des compétences, dictés par le pouvoir hégémonique en fonction de ses intérêts. Au travers du prisme judiciaire, l'Empire renvoie l'image d'un pouvoir pragmatique, réservant à ses tribunaux la haute juridiction pénale, mais laissant aux cités une part d'autonomie importante.

Source : De Boccard

 

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