P. Faure, L'aigle et le cep. Les centurions légionnaires dans l'Empire des Sévères

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Patrice Faure, L'aigle et le cep. Les centurions légionnaires dans l'Empire des Sévères, Bordeaux, 2013.

Éditeur : Ausonius Éditions
Collection : Scripta Antiqua , 54
1106 pages (2 volumes)
ISBN : 9782356130792
50 €

Prix SOPHAU.

“À la tête de tous les soldats de ce camp, j'ai beaucoup cherché ce que je pourrais transmettre à la postérité, un ex-voto collectif et fait pour le retour de l'armée, qui prenne place entre ceux du passé et de l'avenir.”
Les mots du centurion légionnaire Quintus Avidius Quintianus, gravés il y a mille huit cents ans dans la pierre du fort libyen de Gholaia, résonnent encore de nos jours pour faire écho aux centaines de textes, d'images et de vestiges qui permettent de redonner chair aux soucis quotidiens et aux parcours de vie de ses camarades, entrés au service de la dynastie des Sévères entre 193 et 235 p.C. Ces témoignages sont aux sources d'une enquête soucieuse d'explorer les dimensions militaire et politique du centurionat, mais aussi de prolonger les approches traditionnelles de l'historiographie de l'armée romaine par une démarche d'histoire sociale et culturelle ouverte aux questionnements anthropologiques. La recherche met tour à tour en lumière la polyvalence du métier, la diversité des trajectoires et des comportements, la richesse des pratiques et l'ambivalence des représentations associées aux centurions légionnaires sévériens, à l'aube des difficultés du IIIe siècle. Autant de facettes qui invitent à s'interroger sur les réalités et les limites de l'identité d'un groupe militaire qui fut aussi fier de servir l'aigle, enseigne de la légion, que de porter le cep de vigne, insigne de son rang.


“I have sought much what to hand down to posterity acting in command of all the soldiers in this camp and what common vow, for the return of the army to render up among previous and future vows.”
The words of Legionary Centurion Quintus Avidius Quintianus were etched in the stone of the Libyan fort Gholaia 1800 years ago. They still resonate today echoing the hundreds of texts, images and archaeological remains, which depict the daily turmoil and the lives of fellow brothers in arms who enrolled in the Severan legions between AD 193 and AD 235. These accounts are the sources used to investigate thoroughly the military and political facets of centurionate in addition to continuing the traditional historiographical approach to the Roman army via sociological and cultural historical methods using anthropological analysis. The present research considers the versatility of centurions, their diverse career paths, their behaviours, the breadth of their experiences and the differing representations associated to Severan legionary centurions at the onset of the 3rd century crisis. All these aspects demand an investigation into the reality and the boundaries concerning the identity of a military group who was as proud to serve the Eagle, standard of the legion, as to carry the Vine-Staff, symbol of their rank.

“Lange habe ich danach gesucht, was ich an der Spitze aller Soldaten dieses Lagers der Nachwelt überliefern könnte, ein gemeinsames Exvoto für die Rückkehr der Armee, das zwischen Vergangenheit und Zukunft steht.”
Diese Worte des Legionszenturio Quintus Avidius Quintianus, die vor 1800 Jahren in das libysche Fort von Gholaia gemeißelt wurden, sollen hier für die große Anzahl von Texten, Bildern und Spuren stehen, welche die alltäglichen Sorgen und die Lebenswege seiner Kameraden widerspiegeln, die zur Zeit der Severer zwischen 193 und 235 n. Chr. ihren Dienst taten. Diese Zeugnisse sind die Grundlagen einer sorgfältigen Untersuchung über die militärischen und politischen Dimensionen des Zenturionats, die gleichzeitig von traditionellen Forschungsansätzen zur römischen Armee ausgehend einen Beitrag zur Sozial- und Kulturgeschichte unter Einbeziehung anthropologischer Fragestellungen leisten will. Die Untersuchung erhellt nach und nach die Vielseitigkeit des Berufs und der Praktiken, die unterschiedlichen Lebenswege und Verhaltensweisen sowie die Bandbreite der Darstellungen von Legionszenturios der Severerzeit am Vorabend der Probleme des 3. Jahrhunderts. Dieser Facettenreichtum lädt dazu ein, Wirklichkeit und Grenzen der Identität dieser Personengruppe zu hinterfragen, die ebenso stolz auf das Tragen des Weinstocks als Rangabzeichen wie auch auf den Dienst unter dem Adler, Feldzeichen der Legion, war.

 

 

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