Nicolas Lévi, La Révélation finale à Rome : Cicéron, Ovide, Apulée

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Nicolas Lévi, La Révélation finale à Rome : Cicéron, Ovide, Apulée, Paris, 2014.

Éditeur : Presses Universitaires de Paris-Sorbonne
Collection : Rome et ses renaissances
538 pages
ISBN : 978-2-84050-945-5
26 euros

Cet ouvrage aborde, à la frontière de l'histoire et de la théorie littéraires, de la philosophie et de l'histoire des religions, un schème de pensée en même temps qu'un motif esthétique présent dans trois monuments de la littérature latine et qui n'a jamais été encore étudié en tant que tel : celui de la révélation finale, qui trouve des précédents dans le procédé du "deus ex machina" de la tragédie grecque et dans celui du mythe eschatologique final chez Platon, et qui fait également penser, mutatis mutandis, à l'Apocalypse dans la Bible.

Le dialogue philosophique "Sur la République" de Cicéron, le cycle poétique apparenté à l'épopée que sont les "Métamorphoses" d'Ovide, et le roman de même titre d'Apulée, offrent en effet la particularité de se terminer tous trois par la mise en scène d'une expérience d'un accès révélé aux secrets de l'univers.

Ces conceptions philosophiques et religieuses se moulent chacune dans un dispositif apocalyptique fictionnel et s'intègrent, non sans tension parfois, dans l'univers créateur de leurs auteurs respectifs. Par un dialogue extrêmement subtil entre la fin de l'œuvre et la structure qui la précède, ces révélations placées à la fin des œuvres sont aussi des révélations finales des œuvres elles-mêmes, c'est-à-dire les vecteurs d'une élucidation rétrospective du sens, élucidation qui atteint notamment chez Apulée un degré spectaculaire de virtuosité littéraire au service d'une pensée du triomphe de la vérité sur les apparences trompeuses du monde.

 

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