L. Beck-Chauvard, La déréliction. L'esthétique de la lamentation amoureuse

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Laurence Beck-Chauvard, La déréliction. L'esthétique de la lamentation amoureuse de la latinité profane à la modernité chrétienne, Nancy, 2009.

Éditeur : Association pour la Diffusion de la Recherche sur l'Antiquité (Diffusion De Boccard)
Collection : Etudes anciennes 37
377 pages
ISBN : 978-2-913667-20-4
28 euros

Des héroïnes mythologiques célébrées par les auteurs latins classiques, à Marie-Madeleine, figure centrale de la poésie militante de la Contre-réforme, se dessine une ligne de continuité qui éclaire le débat récurrent entre héritage antique et spécificité chrétienne moderne. En effet, les poètes néo-latins, normalement jésuites, qui, du XVIe au XVIIe siècle, ont chanté le lamento magdalénien, s'inspirent clairement de la lamentation amoureuse des femmes abandonnées mises en scène par Catulle, Virgile, Ovide et Sénèque.
Toutefois, la tension entre le modèle antique, d'autres sources contemporaines (telles que l'esthétique baroque ou la littérature mystique) et le message orthodoxe, donne au corpus magdalénien, aux qualités littéraires souvent inégales, une valeur poétique et théologique originale : la douleur et le désarroi de la Madeleine face à l'absence du Christ expriment, avec humanité et sensibilité, le doute chrétien face à la Passion, la Résurrection et l'Ascension.

Source : De Boccard
 

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