Dominique Hollard, Fernando López Sánchez, Le Chrisme et le Phénix. Images monétaires et mutations idéologiques au IVe siècle

978-2-35613-110-2.jpg

Dominique Hollard, Fernando López Sánchez (éd.), Le Chrisme et le Phénix. Images monétaires et mutations idéologiques au IVe siècle, Bordeaux, 2014.

Éditeur : Ausonius Éditions
Collection : Scripta antiqua
222 pages
ISBN : 978-2-35613-110-2
25 €

Les mutations majeures qui affectèrent l'empire romain du ive siècle sont au cœur des questionnements sur l'Antiquité tardive. En premier lieu, le passage du christianisme d'un statut de secte persécutée à celui de religion d'État, mais également la domination d'une armée de plus en plus barbarisée, contrôlant les empereurs bien plus qu'elle ne les sert. On peut aussi évoquer le développement d'une administration bureaucratique étouffante. Le souverain lui-même cesse d'être le Princeps, c'est-à-dire “Premier” des magistrats, pour devenir l'émanation de la sphère divine, censée procurer au monde romain des victoires perpétuelles. L'époque est aussi marquée par la pression croissante sur Rome des peuples barbares en mouvement et la confrontation récurrente avec le rival oriental : l'empire perse des Sassanides.
Or, les monnaies nous parlent de tout cela. L'iconographie monétaire, élaborée avec soin par l'administration, a en charge de diffuser un discours idéologique qui légitime le pouvoir des souverains et de l'État. Ces images, souvent massivement reproduites, sont contemporaines des bouleversements qu'elles commentent. Elles constituent une source historique authentique et majeure, quoi que sous-exploitée, pour la compréhension des enjeux du Bas-Empire. Les études rassemblées dans cet ouvrage éclairent quelques-uns des aspects les plus saillants de l'imagerie numismatique entre l'avènement de Constantin (306) et la mort de Théodose (395). Elles révèlent en particulier la dynamique de deux symboles concurrents, parfois complémentaires mais souvent incompatibles : le Phénix, fabuleux volatile solaire aux renaissances multiples et le Chrisme, d'abord lumineux gage de victoire apparu à Constantin, puis emblème dynastique et signe chrétien. Défrichant des voies encore trop peu empruntées, ces études de cas se veulent une incitation à examiner plus largement une imagerie souvent jugée à tort terne et répétitive, pour réinsérer pleinement la numismatique de l'empire tardif au centre des recherches historiques.

 

Source : Ausonius

 

François Spaltenstein, Commentaire des fragments dramatiques de Naevius

François Spaltenstein, Commentaire des fragments dramatiques de Naevius , Bruxelles, 2014.

Éditeur : Latomus
Collection : Collection Latomus
708 pages
ISBN : 2-87031-291-1
99 €

Faisant suite au « Commentaire des fragments dramatiques de Livius Andronicus » du même auteur (Collection Latomus 318, 2008), le présent livre suit en principe l'édition de Warmington « Remains of Old Latin » pour le texte, tout en le critiquant ou le corrigeant au besoin ; on y ajoute les fragments recueillis dans d'autres éditions, anciennes et modernes, de sorte que le lecteur trouvera ici tous les textes dramatiques associés au nom de Naevius. Mais l'essentiel de ce commentaire porte sur l'explication linguistique et stylistique des fragments, ainsi que sur leur analyse en tant que restes d'un texte dramatique et qu'il s'agit donc de comprendre en fonction de cette destination originelle. Notamment, on tente de situer ces fragments dans une intrigue reconstituée autant qu'on peut le faire raisonnablement, en leur assignant une place et un rôle – lorsque c'est possible – qui tiennent compte des conditions du théâtre et des modèles dramatiques dont nous disposons.

 

Source : Latomus

 

Revisiting Vergil and Roman Religion

Revisiting Vergil and Roman Religion

Symposium Cumanum 2015, June 23-26, 2015

Appel à contributions
Date limite : 1er décembre 2014

 


Directors: John F. Miller (Virginia) and Christopher Nappa (Minnesota)

The Vergilian Society invites proposals for papers for the 2015 Symposium Cumanum at the Villa Vergiliana in Cuma, Italy.

In 1998, the publication of Beard, North, and Price's Religions of Rome and Feeney's Literature and Religion at Rome revolutionized the way we understand the religious practices of the Romans. In the intervening fifteen years, work on Latin literature has increasingly taken this new understanding as its point of departure. In the case of Vergil, significant studies of individual questions have been produced (e. g., Dyson's King of the Wood, Panoussi's Greek Tragedy in Vergil's Aeneid, Miller's Apollo and the Poets), but the time has come for a full reassessment of the religious dimensions of Vergilian poetry. This conference will bring together scholars from across the world to assess the poetry of Vergil in light of newer work on Roman religion.

Lire la suite...
 

F. Hurlet, I. Rivoal, I. Sidéra, Le Prestige. Autour des formes de la différenciation sociale

Frédéric Hurlet, Isabelle Rivoal, Isabelle Sidéra, Le Prestige. Autour des formes de la différenciation sociale, Paris, 2014.

Colloque10_Prestige_Couv

Éditeur : Éditions de Boccard
Collection : Colloques de la Maison Archéologie et Ethnologie, René-Ginouvès, n° 10

300 pages
ISBN : 978-2-7018-0360-9
39 €

Le prestige s'entend d'ordinaire comme le caractère de ce qui suscite de l'attrait, est admirable ou impose le respect. Il peut être attaché à des personnes comme à des groupes sociaux, à des métiers, à des lieux ou encore à des objets. D'une manière générale, on pourrait entendre le prestige comme une valeur que l'on attribue à quelqu'un ou quelque chose et qui le distingue à ce titre. C'est à l'étude des formes de la différenciation sociale qu'est consacré ce volume, rassemblant les travaux de la 10e édition du colloque de la Maison Archéologie & Ethnologie, René-Ginouvès.

L'exploration transversale du prestige et de ses différents usages pour penser les hiérarchies, la stratification, la compétition, l'objet, les modalités d'évaluation et les échelles de valeur, le rapport à la richesse et à sa transformation, la confiance et le lien social s'appuie sur le dialogue entre la philologie, l'histoire, l'archéologie et l'anthropologie.

Caractéristique de l'activité humaine et des stratégies sociales, le prestige est observé d'abord comme savoir-faire ou savoir-être, dont les déclinaisons sont infinies mais qui toutes fonctionnent comme motifs de la distinction sociale. Le contrôle des ressources et plus généralement de la richesse matérielle ou immatérielle reste néanmoins la modalité centrale de la différenciation entre les membres d'une même société. Ceci se manifeste dans l'acquisition d'objets de luxe dans le cadre de consommations de prestige. Le prestige implique aussi reconnaissance et visibilité et passe par des formes d'affichage public qui organisent bien souvent le contrôle de l'espace politique par les élites.

Lire la suite...
 

M.-O. Laforge, Les religions dans le monde romain. Cultes locaux et dieux romains en Gaule

laforge.jpg

Marie-Odile Laforge (dir.), Les religions dans le monde romain. Cultes locaux et dieux romains en Gaule de la fin de la République au IIIe siècle après J.-C., Arras, 2014.

Éditeur : Artois Presses Université
165 pages

Le but de cet ouvrage est d'essayer de cerner au mieux l'influence réelle ou supposée des dieux romains dans les provinces occidentales. Ont-ils remplacé systématiquement les dieux locaux, tant dans les villes que dans les campagnes ? Ont-ils été intégrés dans les panthéons locaux avec les divinités indigènes ? Dans quelle mesure pouvons-nous parler d'interpretatio romana, voire gallica, hispanica… Mais que faut-il entendre par interpretatio ? Ce terme semble impliquer une assimilation pure et simple. Le phénomène est en réalité plus complexe et l'approche du phénomène de l'interpretatio demande beaucoup de prudence.

Dans certaines régions de l'Occident, nous constatons la persistance de pratiques cultuelles indigènes et de nombreuses divinités locales non interprétées tout au long de l'époque romaine. L'acculturation s'accompagne ainsi d'une persistance de l'identité religieuse de ces peuples très attachés à leurs traditions ancestrales.

Le domaine religieux est un bon indicateur du niveau de romanisation ou d'intégration des peuples dans le monde romain. Les cultes officiels montrent bien ce niveau « d'adaptation », et donc d'intégration des élites. Mais qu'en est-il des couches inférieures de la population voire des ruraux ? Le conservatisme est-il seulement le fait de ces couches populaires ou des régions isolées, peu urbanisées ou tardivement conquises ?

Ces études portent essentiellement sur les espaces celtiques mais l'enquête a été menée également jusqu'en Afrique du Nord, dans un milieu totalement différent, afin de permettre d'établir d'éventuelles comparaisons.

 

Source : CREHS

 

Kentron, Revue pluridisciplinaire du monde antique

Kentron, Revue pluridisciplinaire du monde antique

Appel à contribution (volume n°31, 2015)

Appel à contributions
Date limite 1er décembre 2014

 

Le numéro de la revue sera constitué
- d'un dossier thématique,
- d'une rubrique Varia,
- d'une rubrique « Inédits »
- et de comptes rendus d'ouvrages

Dossier thématique
« Les Socratica » de Xénophon.

Lire la suite...
 

Animaux dans la ville, de l’Antiquité à l’époque contemporaine

Animaux dans la ville, de l'Antiquité à l'époque contemporaine

Journées de la Société Française d'Histoire Urbaine 15 et 16 janvier 2015

Appel à contributions
Date limite : 15 octobre 2014

 

Ecole nationale vétérinaire d'Alfort (7 avenue du général de Gaulle, 94700 Maisons-Alfort)

La présence animale en ville a longtemps été négligée par les études urbaines en dehors des travaux portant sur des activités spécifiques liées à « l'agglomération des hommes » comme les transports, l'alimentation, les sacrifices ou l'exhibition et les jeux. Pour autant elle est bien attestée et il serait aberrant d'opposer la ville d'autrefois peuplée d'animaux à la ville humanisée d'aujourd'hui dont ils auraient été exclus. Les nombreux animaux familiers qui vivent avec les habitants des villes comme les animaux « non désirés ne fais[ant] pas partie de l'ordre urbain » suffisent à le prouver. Si la disparition progressive de certaines catégories d'animaux fournisseurs de viande et de lait ou d'énergie dans les villes occidentales, à coup de règlements de police destinés à éviter la « divagation » des troupeaux dans les rues ou à assainir leurs produits, est évidente, son remplacement par d'autres l'est tout autant. C'est cette forme de substitution – limitée dans cet exemple puisqu'elle ne concerne que les animaux domestiques ou familiers - qui pose question aujourd'hui au chercheur : ne suggère-t-elle pas un changement profond des rapports entre les hommes et les animaux en ville ? Et qu'en est-il de ceux que la réglementation ne parvient pas à évacuer comme les blattes, les rats ou les moustiques ? Ou encore des animaux tolérés mais volontiers contrôlés comme les pigeons ? Les travaux récents en histoire du vivant et de l'environnement urbain permettent de faire évoluer l'observation des rapports entre l'homme et l'animal dans une dimension élargie aux relations nature/ville.

Lire la suite...
 
  • «
  •  Début 
  •  Précédent 
  •  1 
  •  2 
  •  3 
  •  Suivant 
  •  Fin 
  • »


Page 1 sur 3

Inscription à la lettre d'informations



Recevoir du HTML ?

Identification


Colloques à venir