Appels à contribution

Les savoirs d'Apulée

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Les savoirs d'Apulée

Πολυμαθία et πολυτροπία à l'époque antonine

Appel à contributions
Date limite : 31 octobre 2015

 

Université Lumière Lyon 2
20-21 octobre 2016

Apulée de Madaure, « beau philosophe, très éloquent tant dans la langue grecque que la latine » (Apol. 4, 1) a vécu, selon une approximation vraisemblable, entre 125 et 180. Par là, il apparaît comme un acteur éminent de la culture impériale de l'époque antonine.
La recherche récente a posé des jalons importants (Sandy 1997, Harrison 2000) en replaçant l'auteur dans le contexte de la « seconde sophistique », un courant culturel qui s'est surtout exprimé en grec, aux II° et III° siècles. Mais des nuances, des précisions et des compléments restent à apporter : d'autres pistes fécondes sont apparues ou ont été renouvelées très récemment, comme sa proximité intellectuelle et biographique avec Aulu-Gelle (Holford-Strevens 1988, Keulen 2009), son identité provinciale (Graverini 2007 [2012], Lee, Finkelpearl, Graverini 2014), son rapport au langage et aux langues (Nicolini 2011), son rapport au platonisme (Fletcher 2014), et son attrait pour la chose religieuse (GCA 2014).
Il semble donc opportun de s'appuyer sur les apports de cette recherche en choisissant la problématique des savoirs d'Apulée. Ainsi, deux axes de recherche seront au cœur de cette rencontre :
1) la πολυμαθία : comme la virtuosité et la maîtrise sont revendiquées par l'auteur, on s'intéressera, sur un mode positif, à la diversité de ses savoirs, à leur accumulation, éventuellement même à leur articulation. Dans quelle mesure peut-on les discerner, les désigner, les documenter et en évaluer la profondeur ?
2) la πολυτροπία : on s'intéressera, sur un mode plus épistémologique, aux modalités de présentation de ces savoirs. Peut-on détecter un rapport subjectif au savoir dans l'ironie déployée par l'auteur, dans son art de l'allusion, dans sa dialectique de l'ostentation et de l'occultation ?
Le colloque est ouvert à tout chercheur se proposant d'éclairer les savoirs d'Apulée, quelle que soit sa discipline (histoire, linguistique, philosophie, littérature, anthropologie). Les communications se feront dans les principales langues européennes. La publication des Actes est prévue, après expertise des contributions.

Date-limite d'envoi des propositions (10-15 lignes) : 31 octobre 2015

Contacts :
Emmanuel Plantade : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Daniel Vallat : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Lieu de la manifestation : Lyon 2

 

Le changement : conceptions et représentations dans l'Antiquité gréco-romaine

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Le changement : conceptions et représentations dans l'Antiquité gréco-romaine

Appel à contributions - Colloque Jeunes chercheurs

Appel à contributions
Date limite : 30 janvier 2016

 

Université Paris-Sorbonne
14-15 octobre 2016

Cette manifestation scientifique s'adresse aux jeunes chercheurs (doctorants et jeunes docteurs) des différentes disciplines des sciences de l'Antiquité.

La notion de changement est un des principaux outils conceptuels dont disposent l'historien, le philologue ou encore l'archéologue pour rendre intelligibles les données du passé, notamment en distinguant des périodes historiques pour délimiter chronologiquement un champ d'étude. J. Le Goff, dans son livre Faut-il vraiment découper l'Histoire en tranches ?, remet en cause la séparation traditionnelle entre Moyen Âge et Renaissance, en montrant qu'on ne peut pas parler de mutation en Histoire sans préciser les catégories socioprofessionnelles qu'elle affecte. L'Antiquité, elle, reste corsetée par une périodisation rigide, confirmée par l'enseignement scolaire et universitaire : la Grèce archaïque, la Grèce classique des Ve et IVe siècles, la période hellénistique, la République romaine, le siècle d'Auguste, la Rome des Flaviens jusqu'à l'Antiquité tardive, dont le terme reste flou. Par conséquent, ce colloque interrogera la pertinence de notre vision des grands moments de changement dans l'Antiquité à la lumière des représentations des Anciens sur leur propre histoire.
D'autre part, l'Antiquité gréco-romaine inclut nécessairement des phases de transformations et de mutations, à divers niveaux. L'objectif de ce colloque interdisciplinaire est d'étudier la manière dont les Anciens concevaient la notion de changement (transformation ponctuelle, passage d'un état à un autre, apparition, renouvellement) au niveau personnel, social, culturel ou historique, et d'analyser les représentations qu'ils en proposaient.
On s'attachera essentiellement au monde gréco-romain, de l'époque archaïque grecque (VIIIe siècle avant J.-C.) à l'Antiquité tardive (jusqu'au VIe siècle). La notion de changement, en tant qu'événement positif ou négatif, sera comprise comme modification ponctuelle plutôt que comme évolution à long terme. En effet, contrairement à la notion de progrès, le changement ne sous-entend pas nécessairement la continuité, et peut se présenter comme une rupture, sans cohérence ni but précis. Cette question pourra être étudiée au niveau historique, social ou politique, mais aussi, dans un sens plus technique, en philosophie, en littérature ou en linguistique.
L'objectif de ces deux journées est d'offrir un panorama de ces questions, en couvrant des domaines et des époques variées, afin de permettre une véritable réflexion interdisciplinaire sur la notion de changement et sur ses représentations dans le monde antique.

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IXe Celtic Conference in Classics

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IXe Celtic Conference in Classics

colloque franco-britannique en sciences de l'Antiquité

Appel à contributions
Date limite : 30 septembre 2015

 

Premier appel à communications : LA IXe CELTIC CONFERENCE IN CLASSICS (CCC), ou colloque franco-britannique en sciences de l'Antiquité.

La IXe Celtic Conference in Classics se tiendra à University College Dublin les 22-25 juin 2016. Les propositions de sujets de communication sont désormais les bienvenues, de la part de chercheurs où qu'ils exercent, pour des panels centrés sur n'importe quel thème de recherche universitaire portant sur l'antiquité gréco-romaine.

Traditionnellement la Celtic Conference consiste en un certain nombre de panels (ateliers) en sessions parallèles, portant sur des thèmes bien définis. Un grand nombre de panels ont donné suite par le passé à des publications d'ouvrages collectifs, ce qui montre bien l'engagement du congrès en faveur d'une recherche de qualité et d'une cohérence thématique à l'intérieur de chaque panel. Chaque panel dispose d'environ 15 heures pour des communications et des discussions, réparties sur les trois jours du congrès. La plupart des panels comprennent 12-15 intervenants, même si les petits panels (8-10 intervenants) sont aussi envisageables. Les intervenants ont en général 40 minutes de temps de parole, suivi de 10 minutes de discussion, même si souvent un panel compte quelques communications plus brèves.

 

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Approches historiennes des images. L’analyse et l’exploitation des documents iconographiques en histoire ancienne

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Approches historiennes des images. L'analyse et l'exploitation des documents iconographiques en histoire ancienne

Appel à contributions
Date limite : 10 septembre

Vendredi 6 novembre 2015
9h30-17h30

Le regard que les historiens portent sur les images a considérablement évolué depuis un quart de siècle. Loin d'être le domaine réservé de l'histoire de l'art, les images sont devenues des objets privilégiés de l'historien dont l'analyse appelle une méthodologie spécifique, précisée notamment par Jérôme Baschet à propos de l'iconographie médiévale. Pour l'Antiquité, d'éminents savants ont contribué au renouvellement de la recherche en iconographie, dont les nouvelles orientations sont détaillées par Paul Zanker dans un article de 1994 publié dans la Revue archéologique. Il insistait alors sur la nécessité de contextualiser précisément une image, tant d'un point de vue chronologique que spatial ; il soulevait également deux problèmes méthodologiques qui ont continué de faire l'objet de vifs débats au cours de ces dernières années, celui des contextes successifs des images et celui de la multiplicité des spectateurs. Pour le domaine romain, les travaux de Paul Veyne ou ceux de Gilles Sauron constituent des jalons importants de la recherche en iconographie, soulevant en particulier la question de la lisibilité des images ou de leur niveau de lecture à propos d'illustres monuments tels que la colonne Trajane, l'Ara Pacis ou la fresque de la Villa des mystères à Pompéi. Pour le domaine grec, les travaux de Jean-Pierre Vernant, de Claude Bérard ou de François Lissarrague ont permis de prendre conscience d'un nouveau statut de l'image : prise comme monument plutôt que comme un document apportant une information historique directe, elle permet de comprendre comment une société a pu se penser et se représenter.
Dans le prolongement de ces acquis méthodologiques, cette journée d'étude a pour objectif de faire se rencontrer des jeunes chercheurs (doctorants et jeunes docteurs) afin de réfléchir aux méthodes d'analyse iconographique en histoire ancienne et aux problèmes qu'elles suscitent, quelle que soit la nature du document (fresque, céramique peinte, sculpture, orfèvrerie, mosaïque…). On accordera une attention toute particulière aux contextes spatial et chronologique, ainsi qu'aux apports de l'interdisciplinarité (archéologie, histoire de l'art, anthropologie, sémiologie, numismatique…). Des temps importants seront consacrés aux discussions après chaque communication pour que cet atelier puisse être surtout un lieu d'échange et de formation collective.
Plusieurs axes de réflexion – qui ne sont toutefois pas limitatifs – sont proposés :
– La complexité des relations entre images et textes (littéraires, épigraphiques…).
– L'interaction d'une image avec son support ou son environnement.
– La multiplicité des lectures d'une même image.
– L'intérêt d'une approche hyperthématique.
– L'analyse et l'interprétation d'un unicum.
Les propositions de communications (de 30 minutes maximum) sont à envoyer, accompagnées d'un résumé d'une dizaine de lignes, à Adrien Delahaye ( Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ) et Gabriel de Bruyn ( Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ).
Réponse attendue au plus tard pour le 10 septembre 2015.
L'ensemble des communications fera l'objet d'une proposition de dossier thématique à la revue Kentron (revue pluridisciplinaire du monde antique). Les articles seront soumis à expertise par le comité de lecture de la revue.

Lieu de la manifestation : Caen
Organisation : CRAHAM - Université de Caen
Contact : Gabriel de Bruyn ( Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ) et Adrien Delahaye ( Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. )

Source : CRAHAM-Université de Caen

 

Colloque Alciphron

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Colloque Alciphron

Les Lettres d'Alciphron : la possibilité d'une œuvre

Appel à contributions
Date limite : 15 Décembre 2015

 

Beaucoup d'ouvrages sont parus au cours des dix dernières années sur la littérature épistolaire, mais aucun n'est spécifiquement consacré aux Lettres d'Alciphron. Les études sur son recueil portent généralement sur l'intertextualité ou les sources de certaines lettres, sur la question de la priorité entre Alciphron et Lucien, ou encore considèrent l'œuvre de manière documentaire. Parmi les grands épistolographes fictifs à peu près contemporains (Philostrate, Elien), Alciphron est le moins considéré et certains l'ont conçu comme un « rhéteur maudit » (Vieillefond), un navrant et décadent héritier, bon seulement à mimer poliment une Athènes classique et artificielle dans un dispositif laborieux voire aléatoire.
Il est vrai que les quatre types sociaux qu'éclairent les lettres imaginaires de cette collection ont conduit à rapporter les croquis d'Alciphron à la psychologie de la comédie nouvelle, dont il proposerait une transposition en archipel. Mais cela n'exclut pas de rechercher d'autres domaines d'intertextualité. Quels liens, par exemple, ont ces lettres souvent brèves avec les épigrammes, qui fréquemment mentionnent des situations ou des personnages similaires ? Peut-on envisager des échos avec les poésies bucolique, satirique ou érotique de l'époque hellénistique et du début de l'Empire ? Quelle place cette œuvre fait-elle à des registres pseudo-populaires, tels que la proverbialité, ou aux jeux de mots ?

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