Appels à contribution

Héros fondateurs et identités communautaires dans l'Antiquité, entre mythe, rites et politique

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Héros fondateurs et identités communautaires dans l'Antiquité, entre mythe, rites et politique

Grenoble, 3-5 mai 2017

Appel à contributions
Date limite : 29 janvier 2017

 


Figures évanescentes, sorte de μεταξύ entre les dieux et les hommes, les héros et les héroïnes forment une catégorie hétérogène. L'historiographie a du mal à en donner une définition univoque, à l'exception de celle, générique, qui les identifie comme des hommes ou des demi-dieux ayant accompli des exploits extraordinaires, frappés par un destin hors du commun et/ou par une mort atypique, et qui pour cette raison ont bénéficié après leur mort d'un prestige singulier et d'un culte spécifique.
Les données archéologiques et littéraires révèlent que le culte des héros, attesté en Grèce depuis l'âge du Fer, a connu une évolution importante à partir du VIIIe s. av. J.-C., parallèlement au développement des cités-États et aux premières expériences de fondations coloniales. Dans ce contexte, l'introduction d'un culte héroïque constitue un aspect central d'un changement politique et social plus général et revêt un rôle fondamental dans l'auto-affirmation identitaire des communautés et des groupes civiques, régionaux ou suprarégionaux. Ce mécanisme, amorcé au cours de l'époque archaïque et amplifié pendant l'époque classique, perdure jusqu'à l'Antiquité tardive. Tel est le cas non seulement des fondateurs mythiques de villes (Cadmos à Thèbes ou Romulus à Rome) ou d'autres figures de rois et guerriers légendaires appartenant à un passé lointain et considérés comme particulièrement importants pour la définition identitaire d'une communauté (Érichthonios et Thésée à Athènes, ou encore les ancêtres héroïques de familles aristocratiques ou de dynasties), mais aussi des œcistes coloniaux qui reçoivent de la part de leurs concitoyens un culte sur leur tombeau, l'hérôon, situé dans l'agora de l'apoikia. La possession du corps du héros permettait en particulier de faire valoir sur les voisins des droits de préséance dans l'occupation du sol. De la même manière, la translation des reliques héroïques, comme dans le cas de Thésée à Athènes, donnait l'occasion de renouer un lien privilégié avec le héros et de renouveler ainsi sa fonction protectrice sur la communauté. Dans certains cas, afin d'assurer la possession éternelle des dépouilles du héros, et donc de se prévaloir de ses fonctions apotropaïques, le lieu de l'ensevelissement était gardé secret pour empêcher le vol du corps.

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La polygraphie comme norme

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LA POLYGRAPHIE COMME NORME

(Théories, pratiques, réceptions)

Appel à contributions
Date limite : 28 février 2017

 

Le terme « polygraphe », bien que couramment employé pour qualifier certains auteurs anciens, ne semble pas avoir été utilisé dans l'Antiquité dans le sens où nous l'entendons aujourd'hui. Diogène Laërce, évoquant les philosophes épicuriens (X, 26), indique qu'Épicure composa plus d'ouvrages que n'importe quel philosophe, et critique Chrysippe d'avoir voulu « l'imiter en πολυγραφία », attitude qui rend son œuvre répétitive et maladroite. La polygraphie désigne donc de façon restreinte le fait d'écrire un grand nombre de textes, et la liste des œuvres d'Épicure donnée par Diogène Laërce, ne regroupant que des ouvrages à caractère philosophique, montre que le terme n'implique nullement la diversité qui est au cœur du concept moderne de polygraphie.
Un recueil récent consacré à la polygraphie depuis le Moyen âge (Polygraphies. Les Frontières du littéraire, J.-P. Dufiet et E. Nardout-Lafarge [éd.], Paris, Classiques Garnier, 2015) a mis en évidence une situation paradoxale. D'un côté, la définition moderne du polygraphe, fruit d'une lente évolution, est fondamentalement péjorative, opposant depuis le XIXe siècle la figure de l'écrivain mû par une vocation à celle du touche-à-tout, passant allègrement d'un texte à l'autre, voire menant de front plusieurs ouvrages : l'œuvre du polygraphe se caractérise par la multiplicité et l'hétérogénéité des sujets abordés et des genres pratiqués, qui entretiennent le soupçon de superficialité. C'est bien cette vision des choses qui prévaut concernant les auteurs de l'Antiquité que, faute de mieux, on appelle polygraphes : ainsi lorsque P. Masqueray présente Xénophon comme « un polygraphe, le premier en date que nous connaissions dans l'Antiquité, (…) soldat, stratège, homme de cheval, chasseur, historien, romancier, philosophe, chef de famille, économiste », il ne peut s'empêcher de le comparer à Thucydide, en terminant sur une note négative : « On ne trouve pas pareille diversité dans Thucydide. Il est vrai que Xénophon n'a pas la puissance de son esprit, ni le relief hardi de son style » (édition CUF de l'Anabase, introduction, p. XI). En somme, médiocrité et variété iraient de pair, et certainement pas pour le meilleur.

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International conference :“Spartacus- History and Tradition”

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International conference : “Spartacus - History and Tradition”

(Lublin, Poland)

Appel à contributions

 

Dear colleagues,
We would kindly like to inform you that between May and June 2017 the Department of Ancient History at Maria Curie-Skłodowska University in Lublin, Poland, will be organising an international conference titled “Spartacus- History and Tradition”.
Academic volumes- the result of the previous “Roman Republican” symposia- which were published by Maria Curie Skłodowska University Press (L. Cornelius Sulla –history and tradition, Lublin 2013 and Marcus Antonius – history and tradition, Lublin 2016, ed. I. Łuć, D. Słapek) are a confirmation of the importance of our enterprise and our readiness to continue the tradition of researching the period of the Late Roman Republic, the studies on which have been for many years now conducted at Maria Curie-Skłodowska University in Lublin.

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Self, Consciousness and Conscience in Late Antiquity: Sources and Legacy

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Self, Consciousness and Conscience in Late Antiquity: Sources and Legacy

10ème ÉDITION DU CONGRÈS CELTIQUE EN ÉTUDES CLASSIQUES (CELTIC CONFERENCE IN CLASSICS), MONTRÉAL, 19–22 JUILLET 2017

Appel à contributions
Date limite : 15 janvier 2017

 

10ème ÉDITION DU CONGRÈS CELTIQUE EN ÉTUDES CLASSIQUES (CELTIC CONFERENCE IN CLASSICS), MONTRÉAL, 19–22 JUILLET 2017

CALL FOR PAPERS

Self, Consciousness and Conscience in Late Antiquity:
Sources and Legacy

Organisers:

Diana Stanciu (University of Bucharest, Romania)
Jérôme Lagouanère (Université de Montpellier III - Paul-Valéry, France)

Late Antiquity stands at a point of liminality in the renegotiation of fundamental concerns about subjective interiority and conscientia – that is consciousness (as self-knowledge) and conscience (as moral decision or edification) – which at one moment gesture to the Classical past (cf. Sorabji 2000, 2008, 2014), yet mark a distinct and foundational turn to new ways of self-definition (cf. Vernant 1989, Hadot 1973, 2010). Late Antique authors may have transcended the notion of the ‘soul' as Classical philosophy or Biblical sources defined it and intimated a new notion: that of ‘self', as a first-person perspective revealed by the examination of human consciousness and conscience.
This panel invites scholars to consider how Late Antique authors like Augustine, Jerome, Tertullian, etc. possibly hinted to the notion of ‘self' by blending various cognitive components implied in self-knowledge (consciousness) and volitional and affective components implied in moral decision and edification (conscience). Both their inspiration in Seneca, Cicero, Epictetus, Origen, etc. and their departure from that inspiration will be underlined. To gesture to only a few ideas, we would like to detect how concepts like mens (mind), cor (heart), voluntas (will), ratio (reason), spiritus (spirit), etc. were assembled in the Late Antique definitions of ‘self', consciousness and conscience. We will also look at related concepts such as illumination, grace and free will in this respect.

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Séminaire Historiographies antiques

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Séminaire Historiographies antiques

Séance d'ouverture - mai 2017

Appel à contributions
Date limite : 31 janvier 2017

 

Le séminaire de recherche Historiographies antiques a pour but de rassembler les chercheurs travaillant sur l'écriture de l'Histoire dans l'Antiquité, quelle que soit leur discipline (philologie, histoire, archéologie, philosophie...).

Comme l'an dernier, sa dernière séance est une séance ouverture, dont le sujet sera déterminé à l'issue du présent appel à communications. Elle aura lieu à Paris, à l'Université Paris Ouest Nanterre, soit le samedi 13 mai 2017, soit le samedi 20 mai 2017, de 14h à 16h.

Elle consistera en une communication de 45 minutes, suivie d'une discussion lancée par un répondant, qui posera les premières questions. Afin que ce répondant puisse effectuer au mieux cette tâche, une première version du texte, qui ne sera pas nécessairement la version initiale, devra être communiquée au moins une semaine avant la séance. Par la suite, le texte de la communication sera mis en ligne sur le blog Hypothèse du séminaire (www.storioant.hypothese.org), son auteur étant bien sûr totalement libre de le modifier ou de le réutiliser, par exemple pour un article.

Toutes les personnes intéressées sont invitées à envoyer une proposition de communication de deux pages maximum à Pauline Duchêne (pduchenepro[at]gmail.com) d'ici le 31 janvier 2017 inclus. Le choix des organisatrices sera communiqué dans le courant du mois de février.

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