P. Morantin, Lire Homère à la Renaissance. Philologie humaniste et tradition grecque

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Patrick Morantin, Lire Homère à la Renaissance. Philologie humaniste et tradition grecque, Genève, 2017.

Éditeur : Librairie Droz
Collection : Travaux d'Humanisme et Renaissance
407 pages ; 1016 pages avec les annexes (contenues dans le PDF vendu sur le site de la Librairie Droz) pages
ISBN : 9782600119115
Livre broché : 98.00€ TTC ; PDF : 78.40€ TTC ; livre broché + PDF : 117.60€ TTC

A partir de l'examen des annotations apposées par les humanistes Vettor Fausto et Guillaume Budé sur leur exemplaire personnel de l'editio princeps d'Homère, l'ouvrage s'attache à comprendre le mode de lecture et la démarche philologique des deux humanistes. Considérant qu'une certaine philosophie de l'histoire, marquée par l'idée de progrès et par l'historicisme, biaise notre compréhension du travail philologique des humanistes, la recherche se propose de sortir de toute démarche évolutionniste et de renverser la perspective historique en prenant pour point de comparaison la démarche de la philologie antique, en particulier celle des érudits de l'époque hellénistique : l'empeiria (la « connaissance empirique ») alexandrine. L'étude montre ainsi que le travail philologique de Vettor Fausto et de Guillaume Budé participe de la redécouverte de la philologie antique, d'une lecture « grammaticale » qui conduit les deux humanistes à constituer, selon le modèle de l'empeiria alexandrine et conformément aux composantes de la grammatike, un livre personnel qui se rapproche de l'ekdosis des érudits alexandrins.
L'ouvrage offre un nouveau regard sur la valeur de la philologie humaniste, grâce notamment à l'apport de la philosophie herméneutique. Il conclut que le modèle interprétatif sous-jacent à la critique de la philologie humaniste relève d'un paradigme qu'il convient de mettre en cause afin de pouvoir mieux comprendre la lecture et la réception d'un auteur tel qu'Homère à la Renaissance.
Le corpus des annotations transcrites et analysées (un millier de notes), issues en grande partie du plus fameux manuscrit de l'Iliade,le Venetus A, et d'une source inconnue qui lui est rivale, est proposé en annexe, dans le PDF vendu sur le site de la Librairie Droz.


Source : Librairie Droz

 

P.-G. Delage (éd.), Grégoire de Nazianze - Le passeur de monde

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Pascal-Grégoire Delage (éd.), Grégoire de Nazianze - Le passeur de monde, Saintes, 2017.

Éditeur : CaritasPatrum
Collection : Petite Journée de Patristique
162 p. pages
ISBN : 979-10-95732-02-0
16 €

Grégoire de Nazianze est probablement avec Augustin celui des Pères que nous connaissons le mieux « de l'intérieur ». Car, s'il ne nous a pas laissé à proprement parler de « Confessions » comme Augustin, l'homme et le spirituel sont bien là, tout entiers, dans sa correspondance, l'une des plus importantes que nous ait léguée l'Antiquité, tout comme dans ses poèmes autobiographiques ou moraux.
Derrière le verbe ciselé et l'expression hautement maîtrisée, nous rencontrons un homme profondément humain, laissant court à l'expression de sentiments très personnels comme la déception ou la désillusion quant à la vérité de l'amitié, la profondeur du combat théologique ou même les ambitions de certains prélats qu'il n'hésite pas à traiter « d'épiciers de la foi » ou de « faussaires d'impôts »… Ne nous y trompons pas. Ce mal d'insatisfaction qui le fit par deux fois renoncer à un siège épiscopal (d'abord d'une toute petite bourgade de Cappadoce, Sasimes, où il n'est jamais allé, puis du prestigieux siège de Constantinople en 381) n'est que la trace en creux de quelque chose de bien plus fort, comme de cet absolu de sa passion pour le Verbe divin.
Prêtre du Logos, Grégoire se sentira parfois dépassé, incapable de guider ses frères dans la contemplation de ce Mystère si ancien et si nouveau même si sa prédication à la veille du concile de Constantinople en 381 s'avéra décisive pour le triomphe de l'orthodoxie et lui vaudra la fière épithète de « Grégoire le Théologien »… Ce sera alors le temps de la retraite et du silence mais pour une fécondité dont nous vivons encore, l'enfantement de la culture antique au Christ-Logos. C'est à la rencontre de cette prodigieuse et déconcertante personnalité que nous a conviés cette dernière Petite Journée de Patristique consacrée à Grégoire de Nazianze.

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F. Schnoor, Das lateinische Tierlobgedicht in Spätantike, Mittelalter und Früher Neuzeit

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Franziska Schnoor, Das lateinische Tierlobgedicht in Spätantike, Mittelalter und Früher Neuzeit, Berne, 2017.

Éditeur : Peter Lang
Collection : Lateinische Sprache und Literatur des Mittelalters, 52
X-465 pages
ISBN : 9783034329323
89 €

Das lateinische Tierlobgedicht, eine poetische Untergattung des Enkomiums, ist in der Forschung bislang kaum beachtet worden. Die vorliegende Arbeit will diese Forschungslücke schließen. Sie schlägt einen weiten Bogen von den einflussreichen antiken Vorbildern aus der Feder von Catull und Ovid bis zur neulateinischen Dichtung im 17. Jahrhundert und präsentiert damit ein Textkorpus, das so vielgestaltig ist wie die Tierwelt selbst.
Im Mittelpunkt der Arbeit stehen die am häufigsten gepriesenen Tiere: die Nachtigall sowie Vögel im Allgemeinen, der Hund und das Pferd. Als Vertreter für Exoten wird der Elefant vorgestellt, und mit dem Floh kommt ein Tier zur Sprache, das vor allem Gegenstand von ironischem Lob ist. Neben den typischen Eigenschaften der Tiere werden die poetischen Mittel des Tierlobs und das intertextuelle Beziehungsnetz der Gedichte analysiert.
Die zahlreichen Berührungspunkte des Tierlobgedichts mit anderen poetischen Gattungen sowie seine sozio-funktionalen Aspekte werden ebenfalls betrachtet. Insgesamt zeigt sich, dass unter der Oberflächenschicht des Tierlobs meist eine Tiefenschicht verborgen ist, in der es um das menschliche Miteinander geht.

 

Source : Peter Lang

 

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