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Abrégé de la grammaire de saint Augustin

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Abrégé de la grammaire de saint Augustin. Texte établi, traduit et commenté par Guillaume Bonnet, Paris, 2013.

Éditeur : Les Belles Lettres
Collection : Collection des universités de France
206 pages
ISBN : 978-2-251-01465-4
45 €


Nous savons par l'intéressé lui-même (Retractationes I 6) que saint Augustin avait, dans la période catéchuménale précédant immédiatement son baptême, rédigé une grammaire latine. Elle faisait partie d'un projet de parcours des arts libéraux, où l'intellectuel séduit par la foi chrétienne se proposait sans doute une relecture des disciplines scolaires à la lumière de sa foi nouvelle. Seul le De Musica en a été conservé, et la Grammaire a été depuis perdue, nous dit-il.
Cette grammaire échappée de l'armorium d'Augustin, nous savons que Cassiodore l'a eue sous les yeux, un siècle et demi plus tard, comme il s'en explique dans l'introduction aux Institutions divines et humaines (II 1, 1). Enfin, la tradition manuscrite (un texte primaire et deux copies) présente systématiquement comme de l'évêque d'Hippone une grammaire toutefois dite abrégée dans des termes qui évoquent, seulement, l'allusion de Cassiodore.
Un examen attentif de ce petit traité technique révèle d'une part qu'il constitue bien la version réduite d'une grammaire plus détaillée et que, d'autre part, cette dernière a dû être composée à l'usage d'Africains – tout au moins de personnes en connaissant les réalités, ainsi que des éléments de vocabulaire punique. Que cet Ars breuiata puisse réellement remonter, en dernier ressort, à saint Augustin, c'est ce qu'indique la présence de certaines expressions, certains mots qui apparaissent ailleurs comme caractéristiques de l'œuvre d'Augustin. Enfin, les développements conclusifs sur le solécisme et le barbarisme, présentés dans cet ordre, permettent de supposer une réflexion originale sur l'adéquation du langage, réflexion dont on suppose Augustin plus capable qu'un professeur anonyme.
L'édition de ce traité, reposant sur un examen à nouveaux frais des manuscrits, introduit un cinquantaine de corrections textuelles par rapport aux deux versions imprimées existantes, et rejoint l'opinion des philosophes contemporains, qui restituent généralement la paternité ultime du texte à Augustin. Elle en fixe la rédaction à une époque légèrement postérieure à Cassiodore, dans un scriptorium qui pourrait fort bien être le sien, à Vivarium. Sur le texte donc, comme sur son attribution et son histoire, elle remplace l'édition en usage, établie par Weber en 1861, et reprise littéralement en 2005 dans la section IV Opere attribuite, vol. 36, Enciclopedia, de l'édition systématique en cours Opera omnia di sant'Agostino. Nuova biblioteca agostiniana, Città nuova ed.

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L. De Vecchi, Orazio. Satire

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Lorenzo De Vecchi, Orazio. Satire, Rome, 2013.

Éditeur : Carocci editore
Collection : Classici 32
400 pages
ISBN : 9788843069620
€ 27,00

Il primo libro delle Satire fu pubblicato nel 35 a.C., quando Ottaviano e Mecenate avevano già creato un circolo letterario a sostegno di un'azione politica insieme originale e attenta ai valori della tradizione. Il secondo uscì nel 30, con un garbato omaggio a colui che era diventato, ormai, il signore di Roma. Ma quella di Orazio non è una satira politica se non nel senso alto del termine: satira della polis, della vita civile ed etica nella capitale del mondo. È una satira che, muovendo dal sal niger dei predecessori – soprattutto Lucilio –, si arricchisce dell'urbanità e del garbo naturali di Orazio. Già con questa sua prima opera, egli, ancora giovane, raggiunse un vertice di equilibrato senso morale, di ironia e di stile che ne fece uno dei grandi educatori dell'Occidente.

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Julián de Toledo, Pronóstico del mundo futuro

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Julián de Toledo, Pronóstico del mundo futuro. Traducción preparada por José E. Oyarzún, Madrid, 2013.

Éditeur : Ciudad Nueva
Collection : Biblioteca de Patrística, 94
192 pages
ISBN : 978-84-9715-274-7
15 €


Pastor de almas y profundamente inmerso en los acontecimientos políticos y sociales de su tiempo, san Julián está considerado el obispo más importante de toda la Hispania Visigoda y una de las figuras más complejas del siglo VII. De Eugenio, obispo de Toledo, recibe indirectamente el influjo del gran Isidoro. Su obra es menos voluminosa y enciclopédica que la de éste, pero probablemente lo supera en profundidad teológica. Escribió un total de 17 obras, de las que nos han llegado sólo las siguientes: Prognosticon futuri saeculi; Historia Wambae regis; Apologeticum de tribus capitulis; De sextae aetatis comprobatione; De contrariis (Antikeimenon).
El Prognosticon es el fruto de una conversación con Idalio, obispo de Barcelona, centrada en el estado de las almas de los difuntos antes de la resurrección final de sus cuerpos. El método consiste en recordar el mayor número posible de preguntas sobre el tema en cuestión, organizarlas y luego responderlas con la doctrina maiorum (doctrina de los mayores). Este escrito es la primera presentación sintética y monográfica de la escatología cristiana. La mayor parte de su contenido no es original de Julián. El número de autores y obras citados le otorga un valor particular, pues recoge los elementos más significativos de una buena parte de la reflexión escatológica de los primeros siete siglos. Además, Julián no es un simple repetidor, pues muchas veces completa, combina o reelabora el pensamiento de los autores citados. El Prognosticon tuvo una excelente acogida y una amplia difusión en la Edad Media, en parte porque era la única obra en su especie, por su brevedad y el interés de los medievales por los novísimos.
Pese a ser la obra más conocida de Julián, esta es la primera traducción castellana íntegra del Prognosticon futuri saeculi.


Source : Ciudad Nueva

 

Isidore de Séville, Etymologiae V

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Isidore de Séville, Etymologiae V. De legibus - De temporibus. Texte établi, traduit et présenté par Andrés Santos et Valeriano Yarza Urquiola, Paris, 2013.

Éditeur : Les Belles Lettres
Collection : Auteurs latins du Moyen Âge
275 pages
ISBN : 978-2-251-33651-0
55 €


Élément notable de cette encyclopédie, le livre V comporte deux ensembles différents, le premier « sur les lois » (De legibus), le second « sur les temps » (De temporibus). Sous un titre cicéronien, le De legibus est un manuel d'institutions écrit dans une perspective et avec une méthode encyclopédistes, dont le but est d'offrir une vision des institutions romaines présentées comme pérennes, bien plus que de celles de sa propre époque. Il a exercé une influence notable sur l'élaboration des prolégomènes théoriques de la Lex Visigothorum et, au-delà, sur la philosophie juridique médiévale. La question de ses sources reste ouverte, mais il est certain que l'auteur connaît le code Théodosien au moins par des intermédiaires, florilèges de textes juridiques et compilations postclassiques faites à partir de matériaux anciens. Le De temporibus, quant à lui, est une reprise — avec certaines modifications — de deux autres œuvres d'Isidore, le De natura rerum et, pour le dernier chapitre, la Chronique héritière de la Chronique d'Eusèbe traduite en latin par Jérôme. On a donc en premier lieu une compilation sur le droit romain en 27 chapitres, aux thématiques extrêmement riches : elle traite, entre autres points, de la loi divine et de la loi humaine ; du droit, de la loi et de la coutume ; du droit naturel, du droit civil et du droit des gens ; de la force normative de la loi et des caractéristiques de la loi idéale ; mais aussi des supplices et des instruments de supplice… En second lieu, le De temporibus (12 chapitres auxquels la postérité médiévale accorda une telle importance qu'ils furent transmis comme un texte se suffisant à lui-même par 240 manuscrits) définit des notions comme l'heure, le jour, la semaine, le mois, etc., l'aujourd'hui, l'hier et le demain, et culmine sur un exposé relatif aux six âges du monde selon la doctrine augustinienne.

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M. C. Pimentel et P. F. Alberto, Vir bonus peritissimus aeque. Homenagem a A. do Espírito Santo

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Maria Cristina Pimentel et Paulo Farmhouse Alberto (éd.), Vir bonus peritissimus aeque. Estudos de homenagem a Arnaldo do Espírito Santo, Lisbonne, 2013.

Éditeur : Centro de Estudos Clássicos da Faculdade de Letras da Universidade de Lisboa
1096 pages
ISBN : 978-972-9376-29-0
35 €

 

... Arnaldo do Espírito Santo é um uir bonus. Peritissimus, sim, e em igual medida, mas um perito que jamais pôs a carreira ou o prestígio pessoal – que nunca reclamou ou impôs – à frente da amizade leal para com os colegas e do cuidado e atenção constantes para com os alunos. Gerações e gerações de estudantes foram aprendendo a conhecer (e, por isso, a amar) as línguas clássicas pela mão e a orientação sábia de Arnaldo do Espírito Santo.
Maria Cristina Pimentel e Paulo Farmhouse Alberto

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L. Echalier, C. Guérin, S. Luciani, B. Pérez-Jean, Quid noui? Vivre, penser et dire la nouveauté

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Laure Echalier, Charles Guérin, Sabine Luciani, Brigitte Pérez-Jean (éd.), Quid noui? Vivre, penser et dire la nouveauté, Montpellier, 2013.

Éditeur : Presses Universitaires de la Méditerranée
Collection : Mondes Anciens
509 pages
ISBN : 978-2-36781-024-9
34 €

La nouveauté prend des formes différentes selon que l'environnement social et culturel dans lequel elle s'inscrit la valorise ou cherche à l'étouffer : subversion, révolution, transformation, changement, innovation, renouveau, renaissance ou rupture. Si la « fureur de la nouveauté » est considérée, d'Euripide à Goethe, comme un facteur agissant de la psychologie humaine, la notion de rupture, aujourd'hui nettement valorisée, comportait un statut problématique dans les mondes anciens. Comment en effet vivre et penser la fracture temporelle au sein d'une culture qui conçoit la nouveauté comme une transformation de la tradition ? Quels outils les lettrés qui choisissent de se faire les agents d'une révolution intellectuelle peuvent-ils employer pour se libérer de l'autorité d'une tradition ? Quels types de discours et d'actes viennent accompagner ces phénomènes de rupture ? C'est cette problématique, au confluent de l'histoire des idées et des mentalités, que se proposent d'éclairer les contributions rassemblées dans le présent volume. Il s'agit de confronter les époques, les traditions et, plus encore, les méthodes d'analyse afin de répondre au défi que pose la notion de nouveauté depuis l'Antiquité.

Source : Presses Universitaires de la Méditerranée

 

Baudri de Bourgueil, Œuvres en prose (Textes hagiographiques)

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Baudri de Bourgueil, Œuvres en prose (Textes hagiographiques). Texte établi, traduit et commentéOpera III. Œuvres en prose (Textes hagiographiques) par Armelle Le Huërou, Paris, 2013.

Éditeur : Les Belles Lettres
Collection : Auteurs Latins du Moyen Âge
508 pages
ISBN : 978-2-251-33652-7
49 €

Aujourd'hui surtout connu pour son œuvre poétique, Baudri, abbé de Bourgueil (1078/9-1107) puis archevêque de Dol (1107-1130), s'est également illustré en composant un certain nombre de textes en prose, essentiellement à la demande de ses contemporains qui voyaient en lui un « nouveau Cicéron ». Cinq de ces textes en prose rimée, trois de première main, deux réécritures de vitae antérieures, datables de la prélature doloise, ressortissent au genre hagiographique, et constituent un corpus thématiquement et stylistiquement cohérent, dont l'intérêt littéraire est indéniable. Tous, à un moment ou un autre, ont de surcroît été repris, parfois textuellement, par l'historiographie locale ou provinciale et, pour quatre d'entre eux, ont donné lieu à des réécritures liturgiques. Alors qu'ils sont souvent cités, évoqués et commentés, seuls deux d'entre eux ont fait l'objet d'une édition scientifique – un seul d'une traduction en français moderne – et l'un était jusqu'à présent inédit.

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