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J. Pià Comella, Une piété de la raison. Philosophie et religion dans le stoïcisme impérial

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Jordi Pià Comella, Une piété de la raison. Philosophie et religion dans le stoïcisme impérial, Turnhout, 2015.

Éditeur : Brepols
Collection : Philosophie hellénistique et romaine
564 pages
ISBN : 978-2-503-55435-8
€70 (excl. TVA + shipping)

Comment les Stoïciens impériaux concilient-ils l'exigence d'une piété intérieure fondée sur la raison avec le respect des rites religieux ? Tout comme les Stoïciens grecs, ils oscillent entre la légitimation et la condamnation des cultes civils. Mais Sénèque, Cornutus, Perse, Épictète et Marc Aurèle présentent la particularité d'acclimater le débat philosophique au contexte culturel de la Rome impériale. Ils repensent la question de la divinisation humaine en confrontant le modèle du sage à la figure du Prince. Attentifs aux aspirations spirituelles de l'individu, les Stoïciens impériaux nouent avec l'âme un rapport sacré et donnent ainsi une dimension religieuse à l'ascèse morale. Cependant, chaque auteur propose une piété qui lui est propre et qui s'exprime dans des styles et des genres très variés.

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J.-Ch. Courtil, Sapientia contemptrix doloris. Le corps souffrant dans l'oeuvre philosophique de Sénèque

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J.-Ch. Courtil, Sapientia contemptrix doloris. Le corps souffrant dans l'oeuvre philosophique de Sénèque, Leuven, 2015.

Éditeur : Peeters
Collection : Latomus
620 p. pages
ISBN : 978-90-429-3281-4
90 euros

Sénèque respecte scrupuleusement l'orthodoxie stoïcienne en affirmant à plusieurs reprises que l'intégrité physique, en tant qu'«indifférent» moral, ne doit en aucun cas être un objet d'attention. Toutefois, parallèlement à ces considérations, il compose une œuvre dans laquelle la souffrance physique occupe une place considérable. La présente étude, à travers l'examen des théories et des représentations du dolor physique dans l'œuvre philosophique de Sénèque, se propose de résoudre ce paradoxe apparent, et de déterminer précisément les fonctions d'un tel emploi. Après avoir défini la notion de dolor physique, elle démontre l'omniprésence du motif du corps souffrant et en dégage les raisons contextuelles. Elle envisage en outre la dimension médicale des représentations de la souffrance, afin de définir le niveau des connaissances techniques du philosophe et l'origine des théories pathologiques et thérapeutiques qui affleurent dans son œuvre. Enfin, elle examine le dolor physique au sein de la pensée philosophique de Sénèque afin de démontrer que le dolor possède une fonction éthique de premier ordre, aussi bien d'un point de vue théorique que pratique.

 

Source : Lien Peeters Publishers

 

E. Wolff, Littérature, politique et religion en Afrique vandale

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E. Wolff (éd.), Littérature, politique et religion en Afrique vandale, Turnhout, 2015.

Éditeur : Institut d'Études Augustiniennes
Collection : Collection des Études augustiniennes. Série Antiquité 200
388 pages
ISBN : 978-2-85121-276-4
€45,28 (excl. TVA and shipping)

Le livre Littérature, politique et religion en Afrique vandale contient les communications prononcées au colloque international « Littérature, politique et religion en Afrique vandale », organisé par Étienne Wolff, avec le soutien de son équipe de recherches THEMAM, composante de l'UMR 7041 ArScAn, qui s'est tenu à l'Université de Paris Ouest Nanterre La Défense les 6 et 7 octobre 2014.

Les communications sont présentées ici selon un ordre thématique. Cet ordre, et le sujet très ciblé du colloque, font que le livre, plutôt que d'être un recueil de textes mal liés comme parfois les actes de colloque, présente une forte unité. Il constitue une synthèse sur l'Afrique vandale (439-533) qui faisait défaut.

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S. Martin, Du statère au sesterce. Monnaie et romanisation dans la Gaule du Nord et de l’Est

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Stéphane Martin, Du statère au sesterce. Monnaie et romanisation dans la Gaule du Nord et de l'Est, Bordeaux, 2015.

Éditeur : Ausonius Éditions
Collection : Scripta Antiqua, 78
488 pages
ISBN : 978-2-35613-138-6
25 euros

Une des conséquences les plus manifestes de la conquête des Gaules fut sans conteste le passage de la monnaie gauloise à la monnaie romaine. Jusqu'à présent, aucune étude détaillée n'y avait pourtant été consacrée. En confrontant les données numismatiques aux sources archéologiques, littéraires et épigraphiques, et en s'appuyant sur plus d'une centaine de cartes et de graphiques produits spécialement pour cette recherche, cet ouvrage propose une analyse croisée de la monétarisation et de la romanisation dans la Gaule du Nord et de l'Est. Replacée dans son contexte économique, politique et social, la monnaie éclaire l'ensemble des processus qui ont mené à l'intégration des Trois Gaules dans le monde romain, depuis l'apparition d'une économie monétaire avec les premières monnaies gauloises du IIIe s. a.C. et les traités d'alliance entre Rome et peuples gaulois au IIe s. a.C., jusqu'à la conquête césarienne et la municipalisation augustéenne qui signe l'arrêt des frappes indigènes et leur disparition complète dès le milieu du Ier s. p.C.

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Anne-Claire Michel, La Cour sous l’empereur Claude. Les enjeux d’un lieu de pouvoir

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Anne-Claire Michel, La Cour sous l'empereur Claude. Les enjeux d'un lieu de pouvoir, Rennes, 2015.

Éditeur : Presses Universitaires de Rennes
Collection : Histoire
382 pages
ISBN : 978-2-7535-4202-0
22 €

Cet ouvrage montre comment la cour impériale dans l'Antiquité se constitue progressivement en un nouveau lieu de pouvoir, l'entourage proche de l'empereur s'érigeant en centre politique de l'Empire. En se focalisant sur une étude approfondie du principat de Claude, il aborde toutes les facettes du phénomène aulique dans ses dimensions spatiale, sociale, politique et culturelle.

Source : Presses universitaires de Rennes

 

P.-G. Delage, Jean Chrysostome, un évêque hors-contrôle

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Pascal-Grégoire Delage (éd.), Jean Chrysostome, un évêque hors-contrôle, La Rochelle, 2015.

Éditeur : CaritasPatrum
Collection : Petite Journée de Patristique
173 pages
ISBN : 978-2-9534283-9-1
18 €

Étrange ironie de l'histoire, celui qui avait été le chantre de la grandeur incommensurable du sacerdoce et de la liberté de l'Eglise fut enlevé en décembre 397 pour être conduit à Constantinople, la capitale de l'Empire, et là, y être consacré évêque de la Seconde Rome. L'ordination du prêtre Jean d'Antioche était tout à fait contraire aux règles canoniques de l'Eglise. En fait et place d'une élection qui aurait placé Jean à la tête de l'Eglise de Constantinople de façon légitime, il ne devait sa nomination qu'aux manœuvres de l'eunuque Eutrope, le favori du jeune empereur Arcadius.

Et pourtant à Constantinople, Jean ne renonça à rien. Prédicateur infatigable de la Parole de Dieu, il osait croire que tous, nobles et humbles, pouvaient vivre l'idéal de l'Evangile, rappelant aux uns et aux autres leurs devoirs et la grandeur de leur vocation. Et la parole n'étant rien sans l'exemple, il n'hésita pas à vendre les biens considérables de son Eglise pour nourrir les foules de miséreux attirés par la création de la nouvelle capitale. Ce qui lui valut l'animosité des puissants qui n'entendaient pas voir ainsi disparaître les signes de leur ostentatoire piété. Il était sans concession pour ces nobles qui fréquentent la Cour très-chrétienne : « Qui êtes-vous, vous qui adorez le Christ dans les ors de l'autel et le méprisez dans les haillons du pauvre ? »

Et cette même liberté de parole lui servira pour stigmatiser les évêques qui achètent leur charge ou les ascètes qui passent plus de temps dans les maisons des riches patriciennes que dans leur monastère. Une telle liberté de paroles et d'actions avait un prix que Jean ne tarda pas à connaître.

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P. Bourgain, Entre vers et prose. L'expressivité dans l'écriture latine médiévale

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P. Bourgain, Entre vers et prose. L'expressivité dans l'écriture latine médiévale, Paris, 2015.

Éditeur : École nationale des chartes
420 pages
ISBN : 9782357230651
30 €

Immatériel, le plaisir littéraire n'en est pas moins une réalité qui caractérise une époque. Le style est partie intégrante du message porté par le texte, peut-être tout spécialement au Moyen Âge dans la langue de haute culture qu'est alors le latin. Pour le comprendre, il convient de joindre le vers à la prose, non seulement sous la forme intermédiaire de la poésie rythmique, ancêtre de notre propre système poétique, mais en éclairant l'une par l'autre l'écriture artistique en prose et en vers. Cette unité vient de leur commune musicalité, fondée sur une même recherche de la densité expressive. En prose comme en vers domine le goût de la symétrie, des rythmes structurants, des formes répétitives soulignées par des sonorités qui martèlent pour l'oreille des analogies ou des oppositions de sens. C'est une esthétique de l'évidence obtenue par les sons.
Jusqu'à la transformation de la phrase sous l'influence scolastique au XIIIe siècle, la plupart des auteurs pensaient avec leurs oreilles, et cherchaient à emporter l'adhésion de leurs lecteurs par la force émotive, et donc signifiante, de la musique des mots.

Source : LCDPU

 


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