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Isidore de Séville, Etymologiae V

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Isidore de Séville, Etymologiae V. De legibus - De temporibus. Texte établi, traduit et présenté par Andrés Santos et Valeriano Yarza Urquiola, Paris, 2013.

Éditeur : Les Belles Lettres
Collection : Auteurs latins du Moyen Âge
275 pages
ISBN : 978-2-251-33651-0
55 €


Élément notable de cette encyclopédie, le livre V comporte deux ensembles différents, le premier « sur les lois » (De legibus), le second « sur les temps » (De temporibus). Sous un titre cicéronien, le De legibus est un manuel d'institutions écrit dans une perspective et avec une méthode encyclopédistes, dont le but est d'offrir une vision des institutions romaines présentées comme pérennes, bien plus que de celles de sa propre époque. Il a exercé une influence notable sur l'élaboration des prolégomènes théoriques de la Lex Visigothorum et, au-delà, sur la philosophie juridique médiévale. La question de ses sources reste ouverte, mais il est certain que l'auteur connaît le code Théodosien au moins par des intermédiaires, florilèges de textes juridiques et compilations postclassiques faites à partir de matériaux anciens. Le De temporibus, quant à lui, est une reprise — avec certaines modifications — de deux autres œuvres d'Isidore, le De natura rerum et, pour le dernier chapitre, la Chronique héritière de la Chronique d'Eusèbe traduite en latin par Jérôme. On a donc en premier lieu une compilation sur le droit romain en 27 chapitres, aux thématiques extrêmement riches : elle traite, entre autres points, de la loi divine et de la loi humaine ; du droit, de la loi et de la coutume ; du droit naturel, du droit civil et du droit des gens ; de la force normative de la loi et des caractéristiques de la loi idéale ; mais aussi des supplices et des instruments de supplice… En second lieu, le De temporibus (12 chapitres auxquels la postérité médiévale accorda une telle importance qu'ils furent transmis comme un texte se suffisant à lui-même par 240 manuscrits) définit des notions comme l'heure, le jour, la semaine, le mois, etc., l'aujourd'hui, l'hier et le demain, et culmine sur un exposé relatif aux six âges du monde selon la doctrine augustinienne.

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M. C. Pimentel et P. F. Alberto, Vir bonus peritissimus aeque. Homenagem a A. do Espírito Santo

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Maria Cristina Pimentel et Paulo Farmhouse Alberto (éd.), Vir bonus peritissimus aeque. Estudos de homenagem a Arnaldo do Espírito Santo, Lisbonne, 2013.

Éditeur : Centro de Estudos Clássicos da Faculdade de Letras da Universidade de Lisboa
1096 pages
ISBN : 978-972-9376-29-0
35 €

 

... Arnaldo do Espírito Santo é um uir bonus. Peritissimus, sim, e em igual medida, mas um perito que jamais pôs a carreira ou o prestígio pessoal – que nunca reclamou ou impôs – à frente da amizade leal para com os colegas e do cuidado e atenção constantes para com os alunos. Gerações e gerações de estudantes foram aprendendo a conhecer (e, por isso, a amar) as línguas clássicas pela mão e a orientação sábia de Arnaldo do Espírito Santo.
Maria Cristina Pimentel e Paulo Farmhouse Alberto

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L. Echalier, C. Guérin, S. Luciani, B. Pérez-Jean, Quid noui? Vivre, penser et dire la nouveauté

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Laure Echalier, Charles Guérin, Sabine Luciani, Brigitte Pérez-Jean (éd.), Quid noui? Vivre, penser et dire la nouveauté, Montpellier, 2013.

Éditeur : Presses Universitaires de la Méditerranée
Collection : Mondes Anciens
509 pages
ISBN : 978-2-36781-024-9
34 €

La nouveauté prend des formes différentes selon que l'environnement social et culturel dans lequel elle s'inscrit la valorise ou cherche à l'étouffer : subversion, révolution, transformation, changement, innovation, renouveau, renaissance ou rupture. Si la « fureur de la nouveauté » est considérée, d'Euripide à Goethe, comme un facteur agissant de la psychologie humaine, la notion de rupture, aujourd'hui nettement valorisée, comportait un statut problématique dans les mondes anciens. Comment en effet vivre et penser la fracture temporelle au sein d'une culture qui conçoit la nouveauté comme une transformation de la tradition ? Quels outils les lettrés qui choisissent de se faire les agents d'une révolution intellectuelle peuvent-ils employer pour se libérer de l'autorité d'une tradition ? Quels types de discours et d'actes viennent accompagner ces phénomènes de rupture ? C'est cette problématique, au confluent de l'histoire des idées et des mentalités, que se proposent d'éclairer les contributions rassemblées dans le présent volume. Il s'agit de confronter les époques, les traditions et, plus encore, les méthodes d'analyse afin de répondre au défi que pose la notion de nouveauté depuis l'Antiquité.

Source : Presses Universitaires de la Méditerranée

 

Baudri de Bourgueil, Œuvres en prose (Textes hagiographiques)

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Baudri de Bourgueil, Œuvres en prose (Textes hagiographiques). Texte établi, traduit et commentéOpera III. Œuvres en prose (Textes hagiographiques) par Armelle Le Huërou, Paris, 2013.

Éditeur : Les Belles Lettres
Collection : Auteurs Latins du Moyen Âge
508 pages
ISBN : 978-2-251-33652-7
49 €

Aujourd'hui surtout connu pour son œuvre poétique, Baudri, abbé de Bourgueil (1078/9-1107) puis archevêque de Dol (1107-1130), s'est également illustré en composant un certain nombre de textes en prose, essentiellement à la demande de ses contemporains qui voyaient en lui un « nouveau Cicéron ». Cinq de ces textes en prose rimée, trois de première main, deux réécritures de vitae antérieures, datables de la prélature doloise, ressortissent au genre hagiographique, et constituent un corpus thématiquement et stylistiquement cohérent, dont l'intérêt littéraire est indéniable. Tous, à un moment ou un autre, ont de surcroît été repris, parfois textuellement, par l'historiographie locale ou provinciale et, pour quatre d'entre eux, ont donné lieu à des réécritures liturgiques. Alors qu'ils sont souvent cités, évoqués et commentés, seuls deux d'entre eux ont fait l'objet d'une édition scientifique – un seul d'une traduction en français moderne – et l'un était jusqu'à présent inédit.

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Francisco García Jurado et al., La Historia de la Literatura Grecolatina en España

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Francisco García Jurado et al. (éd.), La Historia de la Literatura Grecolatina en España: de la Ilustración al Liberalismo (1778-1850), Málaga, 2013.

Éditeur : Universidad de Málaga
Collection : Anejos de Analecta Malacitana
475 pages
ISSN: 0211-934-X

Esta Historiografía de la Literatura grecolatina en España durante el paso de la Ilustración al Liberalismo ofrece una página poco conocida de los estudios clásicos en España. Se completa así, por su principio, la historia trazada en dos monografías anteriores, dedicadas a los años centrales del siglo XIX (Anejo LI) y a la llamada «Edad de Plata de la cultura española» (1868-1936) (Anejo LXXVIII).
La obra consta de cinco grandes apartados referidos a la enseñanza de las lenguas y las literaturas clásicas, las traducciones de los autores grecolatinos, el mundo erudito en general, el espacio literario y, finalmente, el espacio socio-político. Se estudia un lábil período histórico donde se está constituyendo todavía el moderno esquema de las Ciencias de la Antigüedad como un sistema de disciplinas de estudio. Cada capítulo de la obra intenta aportar una visión específica dentro de su contexto, pero no tanto como si se tratara de una pieza de mosaico destinada a cubrir un hueco ideal, sino de un modo mucho más transversal, buscando complementarse mediante coincidencias temáticas que se abordan desde presupuestos diferentes.

 

M. Ballard, Histoire de la traduction. Repères historiques et culturels

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Michel Ballard, Histoire de la traduction. Repères historiques et culturels, Paris, 2013.

Éditeur : De Boeck
Collection : Traducto
240 pages
ISBN : 9782804170745
24.50 €

La traduction est une activité de premier plan dans toutes les sociétés modernes : elle est au cœur de la communication entre les états, les économies et les cultures. Ce rôle a-t-il toujours été le même ? A-t-il toujours revêtu les mêmes formes au cours de l'histoire ? Ces questions, et bien d'autres, parcourent ce livre.

La démarche est simple et directe : il s'agit de rendre compte d'un phénomène majeur de manière chronologique, en donnant d'abord les grands repères historiques et les contextes culturels dans lesquels il s'inscrit. On procède ainsi de l'Antiquité au Moyen Age avant de passer à la Renaissance, au Classicisme et aux Lumières, pour aboutir via le Romantisme à l'Aube du XXe siècle. On y trouvera aussi bien des carrières de traducteurs que l'évocation de mouvements, de tendances et de réactions ; l'action des traducteurs est contextualisée et rattachée aux institutions et aux commanditaires qui font appel à eux ; ce travail est générateur de produits aux noms plus ou moins prestigieux dont on verra apparaître une cartographie vaste et foisonnante. Cette activité est l'objet d'enjeux linguistiques et culturels qui génèrent des manières de faire et de concevoir la traduction, dont on trouvera évoqués quelques aspects.

L'objectif encyclopédique et didactique de l'ouvrage se reflète dans un style clair et un souci évident de provoquer la réflexion et les bilans par des séries de questions proposées au lecteur ; enfin on notera le souci de faciliter l'accès à une matière concernant près de trente siècles d'existence par un découpage chronologique et analytique des faits de traduction selon les pays et les époques. Un double système de bibliographie générale et par chapitre, ainsi qu'un index copieux, achèvent de faire de cet ouvrage un outil de culture et de recherche indispensable.

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Nicolas Tran, Dominus tabernae : le statut de travail des artisans et des commerçants de l'Occident romain

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Nicolas Tran, Dominus tabernae : le statut de travail des artisans et des commerçants de l'Occident romain, Rome, 2013.

Éditeur : Ecole française de Rome
Collection : BEFAR
416 p. pages
ISBN : 978-2-7283-0956-6
45 euros

Dans les sociétés urbaines de l'Occident romain, les groupes inférieurs aux élites ne formaient pas une masse indistincte, silencieuse, uniformément dominée et méprisée. Au contraire, les milieux plébéiens étaient finement hiérarchisés : les gérants d'affaires artisanales et commerciales appartenaient à leurs strates supérieures. Ce livre vise à éclairer le rapport au travail de ces professionnels, par une approche à la fois sociologique et microéconomique, croisant tous les types de sources disponibles.

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