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Nicolas Tran, Dominus tabernae : le statut de travail des artisans et des commerçants de l'Occident romain

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Nicolas Tran, Dominus tabernae : le statut de travail des artisans et des commerçants de l'Occident romain, Rome, 2013.

Éditeur : Ecole française de Rome
Collection : BEFAR
416 p. pages
ISBN : 978-2-7283-0956-6
45 euros

Dans les sociétés urbaines de l'Occident romain, les groupes inférieurs aux élites ne formaient pas une masse indistincte, silencieuse, uniformément dominée et méprisée. Au contraire, les milieux plébéiens étaient finement hiérarchisés : les gérants d'affaires artisanales et commerciales appartenaient à leurs strates supérieures. Ce livre vise à éclairer le rapport au travail de ces professionnels, par une approche à la fois sociologique et microéconomique, croisant tous les types de sources disponibles.

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Paul-André Claudel, Salomé. Destinées imaginaires d'une figure biblique

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Paul-André Claudel, Salomé. Destinées imaginaires d'une figure biblique, Paris, 2013.

Éditeur : Ellipses
Collection : Biographies et mythes historiques
264 pages
ISBN : 9782729883171
22,50

Le crime était presque parfait. Le jour de l'anniversaire d'Hérode, une danseuse du nom de Salomé séduit les convives et demande, pour toute récompense, la tête de Jean Baptiste. Engagé par un serment, Hérode ne peut refuser : le bourreau apporte son trophée à la table du banquet.

En quelques phrases, les Évangiles de Marc et de Matthieu ont mis en scène un épisode lugubre qui s'est ancré dans l'imaginaire occidental : des légendes du Moyen Âge aux tableaux de la Renaissance, des sanglantes représentations de l'âge baroque aux évocations hallucinées de l'époque décadente, la mystérieuse Salomé n'a cessé d'alimenter les rêveries les plus extrêmes.

Reste que les éléments historiques ou archéologiques sur le festin d'Hérode sont extraordinairement limités. Le laconisme même de la Bible a autorisé toutes les lectures de l'épisode, et, plus encore, toutes les interprétations de sa principale attraction, cette Salomé attendrissante comme une enfant et cruelle comme le diable.

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H. Ménard, C. Courrier, Miroir des autres, reflet de soi (2)

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Hélène Ménard, Cyril Courrier (dir.), Miroir des autres, reflet de soi (2) : stéréotypes, politique et société dans le monde occidental , Paris, 2013.

Éditeur : M. Houdiard
Collection : L'Atelier des sciences humaines et sociales
300 pages
ISBN : 978-2-35692-105-5
25€

Au carrefour des sciences sociales, les stéréotypes constituent des instruments privilégiés de mise au jour des processus de construction identitaire, des sentiments d'appartenance communautaire et des phénomènes d'intégration à la Cité ou d'exclusion aux marges du monde. Éléments structurants du discours historique, littéraire ou iconographique antique, ils peuvent révéler une partie méconnue de l'imaginaire romain, fait de croyances et de peurs, de rôles et de comportements attendus à l'égard de l'Autre. Toutefois, quand ils parlaient des « autres », les Romains parlaient aussi d'eux-mêmes. Les stéréotypes donnent ainsi à voir des normes sociales, dont l'analyse rend compte des modalités de création du consensus ou de naissance du conflit au sein de la société romaine.


Fruit d'un séminaire mené au sein du laboratoire CRISES – EA 4424 (Montpellier 3), cet ouvrage constitue le deuxième opus de l'équipe « Stéréotypes romains ». Dans le prolongement des réflexions transdisciplinaires qui ont abouti au premier volume paru en 2012, il porte plus spécifiquement sur les modalités de construction des stéréotypes et sur leur rôle socio-politique. Il propose également, à partir du cas de la Rome antique, des éléments de comparaison avec d'autres époques.

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Virgile, L'Énéide

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Virgile, L'Énéide, Paris, 2013.

Éditeur : Les Belles Lettres
Collection : Classiques en poche 112
784 pages
ISBN : 978-2-251-80228-2
35,00 €

 

Introduction, traduction nouvelle et notes par Paul Veyne. Texte établi par Jacques Perret. 2 volumes sous coffret.

Étaient-ce les exploits d'Énée qui ont passionné les lecteurs anciens et modernes du poème ? Était-ce la violence tranquille de l'Iliade qu'ils y cherchaient ? Ils ne l'y auraient pas trouvée, car, bien différente des épopées homériques, l'Énéide est une symphonie à l'harmonie aussi savante que limpide, d'une grâce sans mièvrerie, voilée d'une légère mélancolie. Virgile est le plus mozartien des poètes antiques. Les lecteurs romains, admiratifs, ont dû estimer que désormais l'Iliade n'était qu'une ébauche grossière de l'épopée virgilienne.
Paul Veyne

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Pétrarque, Lettres de la vieillesse. Tome V, Livres XVI, XVII et XVIII (Posteritati)

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Pétrarque, Lettres de la vieillesse. Tome V, Livres XVI, XVII et XVIII (Posteritati). Rerum senilium, Libri XVI-XVIII, Paris, 2013.

Éditeur : Les Belles Lettres
Collection : Classiques de l'humanisme 42
400 pages
ISBN : 978-2-251-34490-4
45,00 €

Édition critique d'Elvira Nota. Traduction de Jean-Yves Boriaud (XVI et XVII) et Pierre Laurens (XVIII). Introduction et commentaires de Ugo Dotti. Dossier philologique d'Elvira Nota, mis en français par Frank La Braska.

Avec ce volume, l'édition des Seniles, les lettres où le grand humaniste, au soir de sa vie, confie ses souvenirs est enfin complète. Non seulement il s'agit de la première traduction française de ce monument de l'humanisme italien, mais également de la première édition critique jamais publiée de cette collection.

Le dernier volume poursuit la même politique éditoriale que les trois précédents. On a cependant été obligé de consacrer un appendice relativement long à la dernière lettre du recueil, l'Épître à la postérité (Posteritati) : on sait que Pétrarque qui avait prévu de long temps de placer une lettre de cette sorte à la fin de son dernier recueil, fut empêché par la mort d'accomplir son projet et ses disciples, chargés de l'édition, ne trouvèrent qu'un manuscrit inachevé, plein de repentirs et de suppléments. Et pourtant, c'est peut-être le document autobiographique le plus important laissé par Pétrarque. Le volume propose un texte nouveau, fondé sur une discussion lucide de tous les témoins et de toutes les sources disponibles. L'ouvrage sera complété d'un index général couvrant les livres I-XVIII.

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Erasme, Éloge de la Folie

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Erasme, Éloge de la Folie, Paris, 2013.

Éditeur : Diane de Selliers
352 pages
ISBN : 978-2364370227
195 € jusqu’au 31 janvier 2014 /  230 € ensuite

Le texte intégral de l'Éloge de la Folie d'Érasme, illustré par les œuvres d'artistes de la Renaissance du Nord, de Bosch à Bruegel, et accompagné des dessins d'Hans Holbein le Jeune, réalisés pour l'édition de l'Éloge de la Folie publiée en 1516 à Bâle.
Traduction du latin de Claude Blum, professeur de littérature française à l'université Paris-Sorbonne, membre du Centre de recherche sur la création littéraire en France au XVIe siècle et spécialiste de la Renaissance.
Préface de Jean-Christophe Saladin, directeur de la collection « Miroir des Humanistes » aux éditions Les Belles Lettres, auteur d'une Bibliothèque idéale humaniste et maître d'œuvre de l'édition intégrale bilingue des Adages d'Érasme.
Commentaires iconographiques de Yona Pinson, professeur émérite d'histoire de l'art à l'université de Tel-Aviv et spécialiste des représentations visuelles, littéraires et mentales de la folie dans la Renaissance du Nord.

Source : Diane de Selliers

 

Érasme, Les Adages, Editio minor

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Érasme, Les Adages, Editio minor, Paris, 2013.

Traduction (latin et grec) et édition dirigées par J.-C. Saladin.
Éditeur : Les Belles Lettres
Collection : Miroir des humanistes
5592 pages. Cinq volumes brochés sous coffret.
ISBN : 978-2-251-44480-2
199€

Ces Adages, publiés en 1500 à Paris, connurent un tel succès que les imprimeurs se bousculèrent pour les rééditer, si bien qu'il en parut seize éditions du vivant d'Érasme (1466-1536). Elles furent revues et augmentées par lui à dix reprises. On passa ainsi de 820 adages (1500) à 4 151 (1536).
L'ouvrage resta un best-seller tout au long du XVIe siècle, jusqu'à sa mise à l'Index par le concile de Trente (1559).
Les Adages sont les notes de lecture d'Érasme, tirées de l'ensemble de la littérature antique à laquelle il pouvait avoir accès — c'est-à-dire la quasi-totalité. Nous avons donc affaire à un choix de citations commentées. Combien? Sans doute une vingtaine de mille au total. Leur choix se déroule sans autre ordre que le fil des lectures et les associations d'idées d'Érasme. Il concevait ce recueil comme une collection de modèles d'élégance de style, de formules « bien frappées » riches de sens métaphorique, qu'il commentait avec humour. Ses commentaires vont de la remarque anecdotique d'une ligne (adage 367: « Tu recolles un œuf ») jusqu'au traité moral et politique d'une cinquantaine de pages contre les papes guerriers (adage 3301: « La guerre est douce à ceux qui n'en ont pas l'expérience »). Les humanistes ne s'y trompèrent pas en faisant des Adages leur livre de chevet, au même titre que les Élégances de Lorenzo Valla. Les adages fleurissent en effet à chaque page des meilleurs auteurs de l'époque, depuis Hutten jusqu'à Montaigne. Les professeurs par la suite y trouvèrent une mine de règles de style à faire étudier à leurs élèves (tel l'adage: Ut sementem feceris, ita metes « Tu récolteras ce que tu as semé », qui figure encore dans les grammaires latines actuelles).

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