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St. Ratti, Le Premier Saint Augustin

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Stéphane Ratti, Le Premier Saint Augustin, Paris, 2016.

Éditeur : Les Belles Lettres
352 pages
ISBN : 978-2-251-44610-3
21,50 €

 

Les biographies de saint Augustin, y compris les plus récentes, font une large part à l'hagiographie. On propose ici de considérer l'homme plutôt que le saint.
Un manuscrit médiéval des Confessions montre deux Augustin qui offrent un volume de l'ouvrage à Dieu. Le premier des deux, à droite du Maître, porte une mitre et une crosse : c'est l'Augustin d'après 395, date de son élévation à l'épiscopat. Le second tient lui aussi une extrémité du rouleau des mémoires qu'il confesse à son Seigneur. Il en est le sujet et la matière. Quant au premier, il en est l'auteur, autour de l'année 400.
Peut-on légitimement parler de deux Augustin, le premier qui serait l'homme d'avant 395, amoureux de la culture classique, et le second, devenu chrétien, qui serait l'évêque ?
Cette biographie s'apparente à une véritable enquête à la recherche du moment où Augustin, l'homme, a définitivement quitté ses habits d'intellectuel et renoncé aux charmes païens des études libérales pour devenir pleinement chrétien.
L'auteur, spécialiste de l'Antiquité tardive, a publié plusieurs ouvrages sur l'historiographie latine. Il offre ici un récit vivant fondé sur une lecture renouvelée des sources. Sa connaissance du contexte historique et culturel de la fin du IVe siècle lui permet une approche originale de l'évolution personnelle d'un homme d'abord amoureux de la culture classique.
De larges extraits des Confessions, fournis dans une traduction personnelle, font l'objet d'analyses originales. L'enquête révèle que l'adhésion pleine d'Augustin au christianisme fut plus tardive qu'on ne le pense généralement et qu'elle coïncide sans doute avec son accès à l'épiscopat.

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L. Ciccolini et P. Mattei (éd.), Cyprianus, De habitu uirginum ; Pseudo-Cyprianea I

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Laetitia Ciccolini et Paul Mattei (éd.), Cyprianus, De habitu uirginum ; Pseudo-Cyprianea I, Turnhout, 2016.

Éditeur : Brepols
Collection : CCSL 3F
626 pages
ISBN : 978-2-503-55790-8
335

Des œuvres de Cyprien dont l'authenticité est assurée seul le De habitu uirginum restait inédit dans le CCSL. Au surplus, aucune édition critique n'en avait paru depuis celle autrefois procurée par Hartel (CSEL 3, 1, 1868).
Les Pseudo-Cyprianea forment pour leur part un vaste ensemble, divers par les dates et les sujets des opuscules qui le composent. Nous en donnons trois ici : le sermon De laude martyrii, simple « Stilübung », peut-être ; l'Ad Vigilium episcopum de Iudaica incredulitate, préface à la traduction latine (perdue) du Dialogue de Jason et Papiscus ; le De rebaptismate, traité sur le baptême des hérétiques, et qui combat l'anabaptisme. Notre choix se justifie d'abord par la chronologie : ces traités ne sont pas éloignés de Cyprien dans le temps (Rebapt. a même toutes chances d'avoir été écrit du vivant de l'évêque, et en Afrique, contre lui). Il s'explique aussi (notamment pour Laud. mart.) par leur appartenance à la tradition textuelle de Cyprien : là, cependant, Rebapt. se distingue. Ce sont des œuvres mineures, mais qui jettent un jour précieux sur l'époque et le milieu où vécut Cyprien, sur l'influence de celui-ci, un témoignage sur la production latine chrétienne au milieu du IIIe siècle.

 

Source : Brepols Publishers

 

J. Jouanna-Bouchet, Scribonius Largus. Compositions médicales

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Joëlle Jouanna-Bouchet, Scribonius Largus. Compositions médicales, Paris, 2016.

Éditeur : Les Belles Lettres
Collection : Collection des Universités de France
CLXXIV, 840 pages
ISBN : 978-2-251-01472-2
59 €

Il s'agit d'un recueil de préparations médicales, précédé d'une épître dédicatoire adressée à Calliste, affranchi de l'empereur Claude. Cette épître, qui sert de Préface à l'ouvrage, constitue un texte d'une grande importance pour l'histoire des idées, comme expression de la déontologie médicale à Rome, au 1er siècle après J.-C. C'est le plus ancien témoignage sur le Serment d'Hippocrate.
L'établissement du texte tient compte de l'ensemble de la tradition directe et indirecte et exploite de nouveaux témoignages de la tradition indirecte, qui n'avaient pas été utilisés dans les éditions précédentes.
En outre, cette édition présente la première traduction française à ce jour.
Les notes critiques éclairent le texte dans ses aspects historiques et techniques, permettant notamment d'étudier l'apport de Scribonius Largus à la constitution de la langue médicale latine, et la survie des compositions de cet auteur chez Galien ou dans la littérature médicale latine tardive. Complétées par un appendice sur les ingrédients d'origine végétale, minérale et animale, elles constituent un ensemble précieux pour la connaissance de la pharmacopée dans le monde romain du 1er siècle ap. J.-C.


Source : Les Belles Lettres

 

S. Martin (éd.), Monnaies et monétarisation dans les campagnes de la Gaule du Nord et de l’Est

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Stéphane Martin (éd.), Monnaies et monétarisation dans les campagnes de la Gaule du Nord et de l'Est, Bordeaux, 2016.

Éditeur : Ausonius Éditions
Collection : Scripta Antiqua 91
202 pages
ISBN : 9782356131737
25 €


D'un côté, on trouverait les citadins, le monde marchand et l'économie monétaire ; de l'autre, des campagnards autarciques pratiquant le troc, n'utilisant la monnaie qu'en de rares occasions. Encore répandue, cette vision de l'économie antique est pourtant mise à mal depuis quelques décennies par les progrès de la recherche archéologique. En se fondant sur ces données récentes, dont certaines inédites, cet ouvrage cherche à comprendre comment la monnaie circulait dans le monde rural de la Gaule du Nord.
Le problème est abordé dans une série d'études de cas couvrant largement la moitié nord de la France, la Suisse, la Belgique, ainsi que le Luxembourg, l'Allemagne et les Pays-Bas. L'étude est menée sur la longue durée, depuis le iie s. a.C. jusqu'au ve s. p.C., afin d'évaluer au mieux les effets de la conquête romaine, puis du passage du Principat à l'Antiquité tardive.
Contributions en français et en anglais.

 

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H. Berthelot, A. Boiché et al. (éd.), Vivre et penser les frontières dans le monde méditerranéen antique

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Hugues Berthelot, Anne Boiché, Pierre-Alain Caltot, Myriam Diarra, Florian Réveilhac et É. Romieux (éd.), Vivre et penser les frontières dans le monde méditerranéen antique, Bordeaux, 2016.

Éditeur : Ausonius Éditions
290 pages
ISBN : 978-2-35613-164-5
25 €


Cet ouvrage propose une réflexion pluridisciplinaire autour de la notion de frontière dans l'antiquité. Les études regroupées dans ce volume parcourent le monde méditerranéen dans toute son étendue, des colonnes d'Hercule aux rives de l'Indus. Elles font apparaître combien la frontière était problématique chez les Anciens : il s'agit d'un concept qui répond à des logiques variées et qui recouvre une diversité d'enjeux allant de la délimitation politique du territoire à la démarcation de l'espace sacré. La notion est non seulement abordée dans sa dimension concrète, mais on en envisage aussi les applications abstraites ou métaphoriques. Prennent également place dans cet ouvrage des réflexions sur la question du respect ou de la transgression de la frontière, ainsi que sur le rôle joué par les limites dans le façonnement des identités sociales, culturelles et linguistiques.

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J. Godwin, Juvenal: Satires, Book IV

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John Godwin, Juvenal: Satires, Book IV. Edited with a translation and commentary, Liverpool, 2016.

Éditeur : Liverpool University Press
Collection : Aris & Phillips classical texts
viii-219 pages
ISBN : 9781910572337
19.99 £

Juvenal's fourth book of Satires consists of three poems which are all concerned with contentment in various forms. The poet adopts a more resigned and philosophical tone, unlike the brash anger of the earlier books. These poems use enormous humour and wit to puncture the pretensions of the foolish and the wicked, urging an acceptance of our lives and a more positive stance towards life and death by mockery of the pompous and comic description of the rich and famous. In Satire 10 Juvenal examines the human desire to be rich, famous, attractive and powerful and dismisses all these goals as not worth striving for - we are in fact happier as we are. In Satires 11 and 12 he argues for the simple life which can deliver genuine happiness rather than risking the decadence of luxury and the perils of sea-travel and legacy-hunting. Self-knowledge and true friendship are the moral heart of these poems; but they are also complex literary constructs in which the figure of the speaker can be elusive and the ironic tone can cast doubt on the message being imparted. The Introduction places Juvenal in the history of Satire and also explores the style of the poems as well as the degree to which they can be read as in any sense documents of real life. The text is accompanied by a literal English translation and the commentary is keyed to important words in the translation and aims to be accessible to readers with little or no Latin. It seeks to explain both the factual background to the poems and also the literary qualities which make this poetry exciting and moving to a modern audience.


Source : Liverpool University Press

 

A. Goldsworthy, Pax Romana: War, Peace and Conquest in the Roman World

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Adrian Goldsworthy, Pax Romana: War, Peace and Conquest in the Roman World, New Haven, 2016.

Éditeur : Yale University Press
ISBN : 9780300178821
32,50 $

A groundbreaking and comprehensive history of the Roman Peace from one of the leading historians of the ancient world Best-selling author Adrian Goldsworthy turns his attention to the Pax Romana, the famous peace and prosperity brought by the Roman Empire at its height in the first and second centuries AD. Yet the Romans were conquerors, imperialists who took by force a vast empire stretching from the Euphrates to the Atlantic coast. Ruthless, Romans won peace not through coexistence but through dominance; millions died and were enslaved during the creation of their empire. Pax Romana examines how the Romans came to control so much of the world and asks whether traditionally favorable images of the Roman peace are true. Goldsworthy vividly recounts the rebellions of the conquered, examining why they broke out, why most failed, and how they became exceedingly rare. He reveals that hostility was just one reaction to the arrival of Rome and that from the outset, conquered peoples collaborated, formed alliances, and joined invaders, causing resistance movements to fade away.

Source : Yale University Press

 


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