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Y. Delègue, De la vérité en histoire ou la blessure du temps

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Y. Delègue, De la vérité en histoire ou la blessure du temps, Strasbourg, 2015.

Éditeur : Presses Universitaires de Strasbourg
140 pages
ISBN : 9782868205230
20 €

Les peuples heureux n'ont pas d'histoire; l'écrire rend-il les autres malheureux ? La blessure du Temps fut le châtiment des humains après la Faute. Jetés dans « l'ère successive », ils ont dû en rapporter les moments pour déclarer la Vérité des origines et des fins dernières. L'histoire biblique et la chrétienne ont suivi, mais différemment, ces injonctions. Au XVIe siècle, une effloraison d'historiens nouveaux a rappelé sur terre l'histoire: on écrirait celle des hommes selon ses propres lois, le Progrès deviendrait la Vérité de l'avenir relancé. Aujourd'hui, pourquoi l'histoire? Les historiens ne croient plus à la vérité, mais à l'exactitude: ils redressent les faits, œuvrant ainsi avec d'autres pour inventer l'utopie à venir.

Source : LCDPU

 

M. Szkilnik, C. Croizy-Naquet, L. Harf-Lancner, Les manuscrits médiévaux témoins de lecture

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M. Szkilnik, C. Croizy-Naquet, L. Harf-Lancner (éd.), Les manuscrits médiévaux témoins de lecture, Paris, 2015.

Éditeur : Presses Sorbonne Nouvelle
260 pages
ISBN : 9782878546392
28.50 €

Ce recueil s'intéresse à la matérialité du manuscrit médiéval pour en analyser les éléments constitutifs et les enjeux et faire l'histoire de ses usages. Les manuscrits sont les précieux témoins de lectures diverses dont ils ont gardé la trace. Les articles couvrent une large période, des manuscrits carolingiens aux premiers incunables, et portent sur des textes aussi bien latins que français.

Au fil des pages surgissent deux figures complémentaires, celle du lecteur, lecteur réel qui annote le manuscrit ou le salit lorsqu'il le consulte ou lecteur modèle que l'écrivain projette dans son texte pour en assurer une réception conforme à ses attentes ; et celle de l'auteur, silhouette imaginée par les compilateurs qui ont réuni ses œuvres dans un recueil manuscrit, ou dessinée par l'écrivain lui-même qui adopte des postures variées. Les enluminures sont également prises en compte puisqu'elles témoignent, par un autre medium, de la réception des œuvres.

Mises en recueil, mises en images, traductions, gloses sont appréhendées ici comme autant de moyens de saisir la manière dont les textes ont été lus et compris tout au long du Moyen Âge.

Source : LCDPU

 

Chantal Liaroutzos, Que faire avec les ruines ? Poétique et politique des vestiges

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Chantal Liaroutzos (dir.), Que faire avec les ruines ? Poétique et politique des vestiges, Rennes, 2015.

Éditeur : Presses Universitaires de Rennes
294 pages
ISBN : 978-2-7535-4027-9
18 €

Il est communément admis, au moins, dit-on, depuis la Renaissance, que les ruines puissent poser une question de poétique. Mais encore faut-il que ces ruines en question aient une présence matérielle. Truisme? En quelque lieu qu'elles soient situées – urbain, rural ou désertique – s'il y a des ruines, c'est qu'on les a laissées, voire parfois installées, là où elles sont. Cela même est à interroger: à quelle négligence, à quel oubli ou à quelles inten- tions répond l'existence de ces objets qui, en tout état de cause, en appellent à la mémoire? Et quel rôle ont joué les artistes et les écrivains dans le sort qui leur est ainsi fait? L'idée qu'on puisse ériger la ruine en monument, peut-être caractéristique de l'époque moderne, répond à des injonctions implicites ou explicites et sans doute diverses, multiples, contradictoires. Quelle image une société entend-elle donner d'elle-même par l'ostentation, la destruction ou l'abandon des vestiges, qu'ils soient les siens ou ceux de sociétés perçues comme autres? Tenter de répondre à cette interrogation, ou du moins d'en poser les termes, suppose de ne pas se limiter au champ littéraire, mais de croiser les approches et les démarches. Les Beaux-Arts, l'urbanisme et l'architecture, l'archéologie, ainsi, bien sûr, que la littérature, trouvent dans ces rencontres l'occasion d'échanges privilégiés.

Source : LCDPU

 

E. Lavezzi et T. Picard , L'artifice dans les lettres et les arts

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E. Lavezzi et T. Picard (dir.), L'artifice dans les lettres et les arts, Rennes, 2015.

Éditeur : Presses Universitaires de Rennes
Collection : Interférences
544 pages
ISBN : 978-2-7535-4145-0
26 €

Ce volume propose une analyse lexicologique, axiologique et généalogique de la notion d'artifice dans les lettres et les arts. Les études couvrent une longue période (de la Grèce antique à nos jours) et concernent divers genres littéraires (récit, théâtre, poésie, essai, portrait, mémoires, roman, critique d'art), de nombreux arts (peinture, opéra, danse, musique, photographie, cinéma) et des domaines variés (rhétorique, esthétique, technologie, tactique militaire, pornographie).

Source : Presses universitaires de Rennes

 

Pierre Vinclair, De l'épopée et du roman. Essai d'énergétique comparée

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Pierre Vinclair, De l'épopée et du roman. Essai d'énergétique comparée, Rennes, 2015.

Éditeur :
390 pages
ISBN : 978-2-7535-4059-0
22 €

On considère habituellement que la multiplicité des genres littéraires ne renvoie qu'à des façons différentes de composer les oeuvres. Dans cette perspective, rien n'interdirait de produire, aujourd'hui encore, des épopées. Pourtant, depuis la Renaissance, l'échec relatif des tentatives épiques comme la remarquable prolifération formelle des romans semblent infirmer cette conception – au point que l'on serait tenté d'en conclure à la caducité définitive de l'épopée. Les enjeux d'un tel diagnostic dépassent le cadre de la seule histoire des formes littéraires: car avec l'avènement du roman, c'est aussi une manière de penser qui a pris le pas sur une autre. Dans notre imaginaire narratif, l'épreuve a laissé place à l'expérience, un logos collectif à la conscience, et la politique à l'éthique. Tout en se fondant sur la lecture précise d'épopées, occidentales (l'Odyssée, l'Énéide) comme orientales (Heike monogatari,Ramayana), et de romans, classiques (Le Rouge et le Noir, Madame Bovary) comme populaires (Shuihu zhuan, Les Mystères de Paris), cet essai développe une méthodologie originale. Au croisement de la philosophie, de l'anthropologie culturelle et de la narratologie, l'énergétique comparée se propose de reconstruire l'effort de chaque genre, c'est-à-dire le fonctionnement symbolique qui permet aux dispositifs narratifs de penser selon un certain mode. S'appuyant sur l'analyse du roman pour caractériser l'épopée et réciproquement, elle explique l'infortune des tentatives modernes d'épopée, et envisage les conditions d'une littérature, de nouveau, véritablement politique.

Source : LCDPU

 

B. Pouderon, Les Romans grecs et latins et leurs réécritures modernes

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B. Pouderon (éd.), Les Romans grecs et latins et leurs réécritures modernes, Paris, 2015.

Éditeur : Beauchesne
300 pages
ISBN : 9782701020730
69 €

La réception des romans de l'Antiquité a suivi une double voie : celle de l'Occident médiéval, empruntée principalement (mais pas uniquement) par les œuvres latines, qu'elles fussent profanes ou chrétiennes, et celle de l'Orient byzantin, liée aux conquêtes ottomanes et à la Renaissance humaniste. C'est en effet à la suite du siège de Buda, en 1526, grâce à un manuscrit sauvé des flammes de l'incendie du palais des rois de Hongrie, que furent redécouverts en Occident les grands romans grecs du corpus traditionnel : souvent traduits, tant en latin qu'en langue vernaculaire, avant même leur édition dans leur texte original, ils furent bientôt imités, et même plagiés. Mais les œuvres de fiction de l'Antiquité ne nous sont pas parvenues exclusivement à l'issue d'une transmission savante. Certaines ont cheminé à travers le Moyen Âge latin, tandis que d'autres se sont vues adaptées au sein de l'Empire byzantin par des écrivains soucieux de les mettre au goût de la cour impériale. C'est cette diversité des cheminements, des usages et des réemplois qui constitue l'objet du présent volume, fruit d'un colloque organisé à l'Université de Tours en octobre 2013, septième de la série des Colloques sur l'Ancien roman.

Source : Beauchesne

 

Magali de Haro Sanchez, Écrire la magie dans l’antiquité. Actes du colloque international (Liège, 13-15 octobre 2011)

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Magali de Haro Sanchez, Écrire la magie dans l'antiquité. Actes du colloque international (Liège, 13-15 octobre 2011), Liège, 2015.

Éditeur : Presses Universitaires de Liège
Collection : Papyrologica Leodiensia, n° 5
384 pages
ISBN : 978-2-87562-065-1
42.50 € HT

De nombreux types d'écrits antiques conservent la mention ou le détail de pratiques magiques. Qu'il s'agisse de charmes isolés, tels que les amulettes et les tablettes de défixion, de manuels de magie, de sympathie, de palmomancie, ou de compilations d'écrits oraculaires, la mise par écrit de ce type de textes a permis la conservation d'un savoir peu accessible au travers des sources littéraires.
S'inscrivant dans une approche résolument interdisciplinaire, cet ouvrage collectif contenant les actes d'un colloque international organisé à Liège du 13 au 15 octobre 2011, s'efforce de mieux cerner les conditions de la mise par écrit, de l'utilisation et de la transmission des sources de la magie antique, et de les replacer dans le cadre plus général du monde méditerranéen. Il croise les résultats des dernières recherches en philologie, papyrologie, épigraphie, égyptologie, assyriologie, histoire de la médecine et histoire des religions. L'ensemble s'articule autour de trois thématiques : la mise par écrit des textes magiques, la transmission des savoirs et la mise en contexte des pratiques.

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