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T. Moreau, A. Bodin, Réseaux sociaux et contraintes dans l’Antiquité Tardive

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T. Moreau, A. Bodin (éd.), Réseaux sociaux et contraintes dans l'Antiquité Tardive, 2014.

Éditeur : Revue des Études Tardo-Antiques
Collection : Supplément 1
336 pages
ISBN : 2115-8266

Les contributions rassemblées dans ce numéro spécial de la Revue des Études Tardo-antiques font suite à la journée d'études qui s'est tenue le 27 juin 2013 à la Maison d'Archéologie & d'Ethnologie, René-Ginouvès (MAE), sur le campus de l'université Paris Ouest Nanterre La Défense.

Dans l'Antiquité tardive, les structures de pensée ont évolué du IIIe au VIe siècle, qu'il s'agisse des lois, de l'idéologie de l'État romain, des normes de conduite également définies par la chrétienté, des critères identitaires, ethniques et familiaux. Les études qui composent ce livre ont été distribuées en quatre thèmes qui relèvent d'approches, de problématiques et de réflexions liées à la famille, à la position de fonctionnaire et de rhéteur, à l'appartenance religieuse, et celles qui déterminent les comportements des groupes sociaux. Ces contributions permettent d'amorcer un virage thématique : plutôt que d'étudier la formation des réseaux selon la seule perspective positive de protection et de promotion sociale, le présent ouvrage apporte un éclairage sur des dynamiques inverses : celles de d'exclusion, de la soumission, des maintiens ou mises en périphérie, des évictions et des soustractions. Poids des contraintes et variété des réseaux ressortent comme les deux principaux accents de l'ensemble des articles qui sont ici présentés.

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Dominique Hollard, Fernando López Sánchez, Le Chrisme et le Phénix. Images monétaires et mutations idéologiques au IVe siècle

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Dominique Hollard, Fernando López Sánchez (éd.), Le Chrisme et le Phénix. Images monétaires et mutations idéologiques au IVe siècle, Bordeaux, 2014.

Éditeur : Ausonius Éditions
Collection : Scripta antiqua
222 pages
ISBN : 978-2-35613-110-2
25 €

Les mutations majeures qui affectèrent l'empire romain du ive siècle sont au cœur des questionnements sur l'Antiquité tardive. En premier lieu, le passage du christianisme d'un statut de secte persécutée à celui de religion d'État, mais également la domination d'une armée de plus en plus barbarisée, contrôlant les empereurs bien plus qu'elle ne les sert. On peut aussi évoquer le développement d'une administration bureaucratique étouffante. Le souverain lui-même cesse d'être le Princeps, c'est-à-dire “Premier” des magistrats, pour devenir l'émanation de la sphère divine, censée procurer au monde romain des victoires perpétuelles. L'époque est aussi marquée par la pression croissante sur Rome des peuples barbares en mouvement et la confrontation récurrente avec le rival oriental : l'empire perse des Sassanides.
Or, les monnaies nous parlent de tout cela. L'iconographie monétaire, élaborée avec soin par l'administration, a en charge de diffuser un discours idéologique qui légitime le pouvoir des souverains et de l'État. Ces images, souvent massivement reproduites, sont contemporaines des bouleversements qu'elles commentent. Elles constituent une source historique authentique et majeure, quoi que sous-exploitée, pour la compréhension des enjeux du Bas-Empire. Les études rassemblées dans cet ouvrage éclairent quelques-uns des aspects les plus saillants de l'imagerie numismatique entre l'avènement de Constantin (306) et la mort de Théodose (395). Elles révèlent en particulier la dynamique de deux symboles concurrents, parfois complémentaires mais souvent incompatibles : le Phénix, fabuleux volatile solaire aux renaissances multiples et le Chrisme, d'abord lumineux gage de victoire apparu à Constantin, puis emblème dynastique et signe chrétien. Défrichant des voies encore trop peu empruntées, ces études de cas se veulent une incitation à examiner plus largement une imagerie souvent jugée à tort terne et répétitive, pour réinsérer pleinement la numismatique de l'empire tardif au centre des recherches historiques.

 

Source : Ausonius

 

F. Spaltenstein, Commentaire des fragments dramatiques de Naevius

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François Spaltenstein, Commentaire des fragments dramatiques de Naevius, Bruxelles, 2014.

Éditeur : Latomus
Collection : Collection Latomus, 344
708 pages
ISBN : 2-87031-291-1
99 €

Faisant suite au « Commentaire des fragments dramatiques de Livius Andronicus » du même auteur (Collection Latomus 318, 2008), le présent livre suit en principe l'édition de Warmington « Remains of Old Latin » pour le texte, tout en le critiquant ou le corrigeant au besoin ; on y ajoute les fragments recueillis dans d'autres éditions, anciennes et modernes, de sorte que le lecteur trouvera ici tous les textes dramatiques associés au nom de Naevius. Mais l'essentiel de ce commentaire porte sur l'explication linguistique et stylistique des fragments, ainsi que sur leur analyse en tant que restes d'un texte dramatique et qu'il s'agit donc de comprendre en fonction de cette destination originelle. Notamment, on tente de situer ces fragments dans une intrigue reconstituée autant qu'on peut le faire raisonnablement, en leur assignant une place et un rôle – lorsque c'est possible – qui tiennent compte des conditions du théâtre et des modèles dramatiques dont nous disposons.

 

Source : Latomus

 

F. Hurlet, I. Rivoal, I. Sidéra, Le Prestige. Autour des formes de la différenciation sociale

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Frédéric Hurlet, Isabelle Rivoal, Isabelle Sidéra, Le Prestige. Autour des formes de la différenciation sociale, Paris, 2014.

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Éditeur : Éditions de Boccard
Collection : Colloques de la Maison Archéologie et Ethnologie, René-Ginouvès, n° 10

300 pages
ISBN : 978-2-7018-0360-9
39 €

Le prestige s'entend d'ordinaire comme le caractère de ce qui suscite de l'attrait, est admirable ou impose le respect. Il peut être attaché à des personnes comme à des groupes sociaux, à des métiers, à des lieux ou encore à des objets. D'une manière générale, on pourrait entendre le prestige comme une valeur que l'on attribue à quelqu'un ou quelque chose et qui le distingue à ce titre. C'est à l'étude des formes de la différenciation sociale qu'est consacré ce volume, rassemblant les travaux de la 10e édition du colloque de la Maison Archéologie & Ethnologie, René-Ginouvès.

L'exploration transversale du prestige et de ses différents usages pour penser les hiérarchies, la stratification, la compétition, l'objet, les modalités d'évaluation et les échelles de valeur, le rapport à la richesse et à sa transformation, la confiance et le lien social s'appuie sur le dialogue entre la philologie, l'histoire, l'archéologie et l'anthropologie.

Caractéristique de l'activité humaine et des stratégies sociales, le prestige est observé d'abord comme savoir-faire ou savoir-être, dont les déclinaisons sont infinies mais qui toutes fonctionnent comme motifs de la distinction sociale. Le contrôle des ressources et plus généralement de la richesse matérielle ou immatérielle reste néanmoins la modalité centrale de la différenciation entre les membres d'une même société. Ceci se manifeste dans l'acquisition d'objets de luxe dans le cadre de consommations de prestige. Le prestige implique aussi reconnaissance et visibilité et passe par des formes d'affichage public qui organisent bien souvent le contrôle de l'espace politique par les élites.

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M.-O. Laforge, Les religions dans le monde romain. Cultes locaux et dieux romains en Gaule

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Marie-Odile Laforge (dir.), Les religions dans le monde romain. Cultes locaux et dieux romains en Gaule de la fin de la République au IIIe siècle après J.-C., Arras, 2014.

Éditeur : Artois Presses Université
165 pages

Le but de cet ouvrage est d'essayer de cerner au mieux l'influence réelle ou supposée des dieux romains dans les provinces occidentales. Ont-ils remplacé systématiquement les dieux locaux, tant dans les villes que dans les campagnes ? Ont-ils été intégrés dans les panthéons locaux avec les divinités indigènes ? Dans quelle mesure pouvons-nous parler d'interpretatio romana, voire gallica, hispanica… Mais que faut-il entendre par interpretatio ? Ce terme semble impliquer une assimilation pure et simple. Le phénomène est en réalité plus complexe et l'approche du phénomène de l'interpretatio demande beaucoup de prudence.

Dans certaines régions de l'Occident, nous constatons la persistance de pratiques cultuelles indigènes et de nombreuses divinités locales non interprétées tout au long de l'époque romaine. L'acculturation s'accompagne ainsi d'une persistance de l'identité religieuse de ces peuples très attachés à leurs traditions ancestrales.

Le domaine religieux est un bon indicateur du niveau de romanisation ou d'intégration des peuples dans le monde romain. Les cultes officiels montrent bien ce niveau « d'adaptation », et donc d'intégration des élites. Mais qu'en est-il des couches inférieures de la population voire des ruraux ? Le conservatisme est-il seulement le fait de ces couches populaires ou des régions isolées, peu urbanisées ou tardivement conquises ?

Ces études portent essentiellement sur les espaces celtiques mais l'enquête a été menée également jusqu'en Afrique du Nord, dans un milieu totalement différent, afin de permettre d'établir d'éventuelles comparaisons.

 

Source : CREHS

 

J. Vons et S. Velut, La fabrique de Vésale et autres textes.

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Jacqueline Vons et Stéphane Velut, La fabrique de Vésale et autres textes. , Paris, 2014.

Éditeur : BIU Santé
Collection : Medic@. Éditions critiques
ISBN : http://www.sudoc.fr/179323628

Ressource électronique

Première édition et traduction en français du traité d'anatomie De humani corporis Fabrica (1543) et des textes liminaires des autres ouvrages de Vésale : édition numérisée avec transcription, traduction et commentaires en français.

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Ludovico Romani, De casu Caesenae

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Ludovico Romani, De casu Caesenae. Edizione critica, traduzione e commento a cura di Attilio Grisafi, Florence, 2014.

Éditeur : SISMEL - Edizioni del Galluzzo
Collection : Teatro Umanistico, 13
LXXXVI-70 pages
ISBN : 978-88-8450-529-3
36 €


Il De casu Caesenae, tragedia latina in prosa composta da Ludovico Romani da Fabriano, si presenta come un lungo dialogo tra quattro personaggi, all'indomani del terribile saccheggio subíto da Cesena nel 1377. Alla commovente rievocazione dei fatti accaduti si sovrappone l'intento di denuncia contro la corruzione della Chiesa. Sotto il profilo linguistico e stilistico, il De casu Caesenae risulta influenzato dalle opere di Seneca e dall'Eneide di Virgilio, ma notevole è anche la presenza di formule e metafore appartenenti al lessico biblico e perfino a quello comico. La presente edizione si fonda sui cinque manoscritti che tramandano il testo della tragedia per intero e su un frammento tramandato indirettamente in un passo del Caos di Giuliano Fantaguzzi. Il testo latino è corredato di traduzione italiana a fronte e seguito da note di commento.


Source : SISMEL - Edizioni del Galluzzo

 


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